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13/02/2012

Enfants/Ados infos 1

I) Supplémentation : le magnésium

II) agitation enfants 5/11 ans

III) Nutrition

IV) Précocité

V) La récré

VI) Prévention : jeux dangereux

VII) Anxiété

VIII) Sommeil

IX) Ordinateur et télé

X) Internet mode d'emploi

XI) Informatique

XII) Cantine


I)************************************************ Supplémentation

1)*****************Le magnésium, à fond la forme !

Votre enfant a du mal à rester en place et à se concentrer ? Vous le trouvez « monté sur
ressorts » ? Il ne dort pas bien et pleure beaucoup ? Il souffre peut-être d’une carence en
magnésium. Le Dr Marianne Mousain-Bosc, pédiatre, nous explique les bénéfices de cet
oligo-élément pour le bien-être de votre enfant.

2)************ Le rôle du magnésium ?

Plusieurs études réalisées depuis les années 1980 ont mis en évidence le rôle de cet oligo-élément
sur certains troubles du comportement : agitation, troubles de la concentration, problèmes de
sommeil, etc.
Si un dosage - 2 dosages sont à distinguer : le magnésium sérique (mesure du taux de magnésium
dans le sang) et le magnésium érythrocytaire (mesure du taux de magnésium au cœur des cellules,
c’est celui-là qui est significatif) - est réalisé, on remarque qu’à chaque fois que ces symptômes sont présents, la
carence en magnésium l’est aussi. Cet oligo-élément joue un rôle protecteur sur le système nerveux
central.
 
3)**************Pourquoi la carence en magnésium ?

Il semble que la carence en magnésium ait très souvent une cause génétique : une anomalie du
transport du magnésium dans la cellule.

Bien souvent, la mère, le père ou les 2 parents présentent eux aussi une carence en magnésium.

L’ alimentation n’étant pas en cause, un régime riche en magnésium ne suffira pas à faire remonter
le taux intracellulaire de magnésium.

Une supplémentation est nécessaire, sous forme de dragées ou d’ampoules. La dose sera précisée
par votre médecin traitant.
 
4)********** Quels sont les améliorations apportées par la supplémentation en magnésium ?

L’enfant mange mieux, son agitation diminue, les troubles du sommeil disparaissent
progressivement. L’ambiance familiale se trouve alors aussi plus détendue.

Pensant que cela va mieux, les parents ont souvent envie d’arrêter le magnésium pour voir ce qui
se passe : les signes cliniques réapparaissent au bout de quelques jours.

C’est pourquoi il n’est pas intéressant d’utiliser le magnésium en cures. Il vaut mieux en prendre au
long cours, quitte à suspendre les prises dans des périodes où le stress diminue, par exemple
pendant les vacances.

En dehors du magnésium, il est très important aussi d’offrir à son enfant des horaires réguliers de
repas et de sommeil et d’éviter une surcharge en activités.

5)****************Le magnésium, pris au long cours, peut-il avoir des effets secondaires gênants ?

L’insuffisance rénale est la seule véritable contre-indication à la prise longue durée de magnésium.

En dehors de ce cas très spécifique, il a été constaté que les troubles digestifs associés étaient
rares.

Dans ce cas, il est conseillé de fragmenter les prises et d’augmenter un peu la
consommation de riz. Cela suffit à rétablir un transit normal.

5)************ Quels sont les aliments riches en magnésium ?


La farine de soja, le son, les graines de tournesol, le pain complet, les lentilles, les noix et certaines
eaux minérales sont riches en magnésium.

Ainsi que : les céréales complètes, le chocolat, les bananes, les épinards, les fruits secs (noix,
noisettes, amandes…) les légumes secs (haricots blancs, lentilles, pois cassés…).

II)************************** Agitation enfants 5-11 ans

1)*************** Comportement, pourquoi il ne tient pas en place ?

Pas vraiment du genre à s'amuser dans son coin, votre enfant a de l'énergie à revendre. Signe de
vitalité ou symptôme d'un problème à régler, avant de céder à l'épuisement, prenez le temps d'une
pause réflexion.

2)***************** Comment ça se manifeste ?

Il pleut et vous êtes bloqué à la maison ?
Un cauchemar. Les devoirs ? Une épreuve quotidienne malgré les mises au point régulières.

« Tiens, il n'est jamais invité à l'anniversaire de ses camarades... ».
Il aime pourtant jouer mais il a tant d'énergie que cela dégénère toujours, et ses copains finissent
par le fuir.

3ème convocation chez la maîtresse...
Vous connaissez la chanson : les résultats sont faibles malgré une vivacité d'esprit évidente.

3)**************** Il bouge trop ? Faites la part des choses

Ne qualifiez pas à la hâte votre enfant d'hyperactif ! Ce mot, trop facilement employé, fait
référence à une pathologie complexe et moins courante qu'on ne le croit. Observez-le bien. Vous
vivez à ses côtés et votre perception est essentielle pour éclairer le pédiatre ou le médecin de
famille.

Il est impulsif.
Il n'attend pas son tour pour jouer, il bouscule les copains à la récré, il vous semble brusque...
Il ne tient pas en place. Si rien ne calme son besoin de bouger, il s'agit peut-être d'un syndrome
d'hyperactivité motrice.

Il est déprimé.
Perturbé par une situation difficile, votre enfant peut souffrir de dépression se traduisant par une
extrême agitation. Une anxiété, provoquée par la peur de rater ou par une angoisse quelconque,
peut avoir des effets similaires.

Il est précoce ou surdoué.
Ces enfants comprennent vite, s'ennuient en attendant la fin du cours, et peuvent s'agiter pour
s'occuper.

Il est hyperactif.
Votre enfant est incapable de se concentrer : lire une histoire plus de 5 mn relève du miracle ? Ce
comportement, signe d'un déficit attentionnel, peut permettre de diagnostiquer un vrai problème
d'hyperactivité, auquel s'ajoutent, souvent chez les garçons, l'impulsivité et
l'hyperactivité motrice.

Le problème est souvent repéré vers l'âge de 6 ans lors de l'entrée en CP
quand l'enfant ne parvient pas à s'adapter aux nouvelles contraintes scolaires.

4)*********** Il bouge trop ? Posez vous les bonnes questions avant de consulter

Avant que la vie de famille devienne un enfer et que votre enfant soit marginalisé à l'école,
consultez sans attendre votre médecin ou son pédiatre et présentez-lui un profil nuancé de votre
enfant.

Tonique ou intenable ?
A-t-il simplement besoin d'une certaine dose d'activité physique ou est-il toujours agité ?

Brutal ou attentionné quand il veut ?
S'il est casse-cou avec les-copains mais patient et minutieux pour construire une maquette, ce
n'est pas forcément un impulsif.

Toujours ailleurs ou concentré à ses heures ?
Pas sage en classe mais capable de dessiner plus d'une heure : on ne peut vraiment pas parler de
déficit attentionnel.

Turbulent... depuis quand ?
Est-il agité depuis son plus jeune âge ou depuis un divorce, un déménagement... ? La réponse
éclaire le médecin sur un éventuel problème d'anxiété ou de déprime.

5)**************A chaque profil, sa solution

Après un examen approfondi, le praticien est amené à proposer une stratégie plus ou moins
complète. Que votre enfant soit simplement turbulent, impulsif, anxieux ou vraiment hyperactif,
vous pouvez suivre les conseils suivants pour mieux vivre le quotidien avec lui.

Emmenez votre enfant à la piscine.
S'ébattre dans l'eau, c'est souverain. Une solution d'autant plus appréciable si vous habitez en
appartement et que vous ne pouvez le laisser gambader à sa guise.

Evitez les écueils.
Inutile de programmer avec lui des courses au supermarché ou un repas de famille interminable.

Donnez-lui un cadre clair pour le rassurer.
« On ne se lève pas de table avant la permission, on ne balance pas ses jouets à travers la
chambre... « Pourquoi ? », répète-t-il. « Parce que c'est comme ça ! » La fermeté est un garde-fou structurant.

Encouragez votre enfant.
Contre balancer une nécessaire rigueur en valorisant ses efforts est aussi primordial.

Faites-vous aider.
Si vous êtes à bout, pourquoi ne pas envisager un soutien psychologique. Pensez aussi aux
associations (Association HyperSupers-TDHA France : www.thada.org), car échanger avec d'autres
parents dans la même situation apporte un grand réconfort.

Consultez.
S'il est déprimé, voire dépressif, une psychothérapie individuelle, familiale ou de groupe est
nécessaire et votre médecin traitant vous orientera vers un pédopsychiatre.

Si votre enfant est précoce, le cursus scolaire est peut-être inadapté. Il pourra être amené à
sauter une classe. Paradoxalement, certains surdoués sont bon derniers à l'école. Psychologues,
orthophonistes, psychomotricité se mobilisent alors pour sortir l'enfant de la situation d'échec.
Pensez aussi au réseau associatif pour trouver de l'aide ( Association nationale pour les enfants
intellectuellement précoces : www.anpeip.org ).

6)***************** Et s'il est hyperactif ?

Une prise en charge pluridisciplinaire doit être mise en place.
Le pédopsychiatre vous invitera à faire le point avec la maîtresse et à réfléchir à une meilleure
intégration de votre enfant en classe. Il sera aussi suivi par un orthophoniste, un psychomotricien
et un psychologue. Enfin, à partir de 6 ans, l'association d'un médicament - la Ritaline® - est
parfois envisagée sous un contrôle étroit.

La mise en place d'un projet d'accueil individualisé (PAI) sera nécessaire pour coordonner l'action de
tous les intervenants.

III)************************************ Nutrition

************** Bien le nourrir en 15 leçons

Mixez un peu de bon sens et quelques conseils avisés, saupoudrez d'un nuage d'équilibre et vous
obtiendrez la recette de bonnes habitudes alimentaires. Voici 15 pistes à suivre pour une bonne
alimentation.

1) La télé... pas à table

En distrayant votre enfant, la télé l'empêche d'être attentif aux signaux qu'envoie son corps quand
il est rassasié. Il mange davantage sans s'en rendre compte et, en général, des aliments à forte
densité calorique : chips, chocolat... Ceux-là même dont le petit écran aime bien se faire l'écho à
travers toutes ces publicités destinées à allécher les jeunes consommateurs téléphages. A vous
d'éteindre le poste et de dresser une table attirante !

Conseil + : les infos diffusées au moment du dîner sont souvent « violentes » pour un enfant. Pour
épargner sa sensibilité, éteignez le poste quand vous prenez vos repas en famille.
 
2) Diversifiez, c'est gagné

Que diriez-vous si on ne vous proposait que du jambon-purée au déjeuner et au dîner ? Beurk !
Eh oui, la diversité reste la clé de l'équilibre alimentaire. En pleine croissance, votre enfant doit
manger varié. C'est important pour sa santé mais également pour devenir un être curieux et ouvert,
voire un fin gourmet.
Ainsi, à chaque repas, proposez-lui une entrée (des crudités ou des légumes cuits en salade), des
féculents avec des légumes, des protéines (œuf, viande ou poisson), un produit laitier, un fruit (ou
une compote, une salade, un jus) et du pain. En semaine, demandez-lui ce qu'il a mangé à la
cantine et proposez-lui un dîner différent.

Conseil + : l'équilibre alimentaire se fait sur une semaine et non sur une journée. Pas de panique
donc si, durant un jour ou deux, ses repas sont déstructurés. Votre enfant a encore 5 à 6 jours pour
se rattraper !

3) Faites un break avant de passer à table

Utile pour décompresser après une matinée bien chargée, prévoyez un sas entre le moment où
votre enfant rentre de l'école et celui où il va manger, quel que soit le repas concerné. Après, il
s'attablera calmement et se concentrera mieux sur le repas.

Conseil + : le simple fait de rappeler à votre enfant qu'il faut se laver les mains avant de passer à
table, par exemple, permet de faire une coupure. Sans parler, bien sûr, de l'importance hygiénique
de cette recommandation.
 
4) A boire, oui. De l'eau !
 
Une habitude à prendre dès le plus jeune âge ! L'eau plate est la seule boisson indispensable aux
enfants (et aux grands, d'ailleurs !). Elle n'a pas sa pareille pour étancher la soif et éviter la
déshydratation.
Proposez-lui de l'eau plate tout au long de la journée, car un enfant oublie souvent qu'il a soif. De
plus, il arrive que les petits, parce qu'ils ne boivent pas assez, se sentent fatigués... En cas
d'irritabilité passagère ou inhabituelle, pensez à proposer de l'eau à votre enfant !

Conseil + : de temps en temps, égayez son eau nature en ajoutant un zeste de citron, une rondelle
d'orange, un nuage de grenadine…
 
5) Quatre repas par jour : une règle à respecter

Chacun d'eux a son importance. Le petit déjeuner permet à votre enfant de recharger les batteries
après une longue nuit de jeûne. Le déjeuner fournit de l'énergie pour l'après-midi. Puis, l'intervalle
entre le déjeuner et le dîner étant trop important pour lui assurer une distribution de sucre et
d'énergie suffisante, votre enfant pourra tenir jusqu'au soir grâce au goûter. Le dîner, plus léger
que le déjeuner, lui évitera enfin de se coucher le ventre vide.
Le principe d'organisation de repas structurés doit être respecté : heure fixe, quantités raisonnables
et présence de chaque famille d'aliments, pour éviter tout grignotage.

Conseil + : les bons apports nutritionnels se répartissent de la façon suivante pour un enfant de 6
ans : 15 à 20% pour le petit déjeuner, 30 à 40% pour le déjeuner (en fonction du dîner), 10 à 15%
pour le goûter, 30 à 40% pour le dîner (en fonction du déjeuner).

6) Il n'aime pas ? Réessayez plus tard

Entre 2 et 10 ans, votre enfant entre dans une période de néophobie, un jour il aime les blettes, le
lendemain, il ne peut plus les sentir... et mille autres bizarreries en matière d'apprentissages
alimentaires que vous devrez supporter avec zen encore quelques années ! Un bon truc : inviter un
petit copain à manger... un gratin de blettes !
 
Seuls quelques aliments dits « de base » échappent à cet effet de lassitude et peuvent être
consommés tous les jours avec le même plaisir : le pain, les céréales, le lait et les œufs, par
exemple. On comprend mieux pourquoi, pour faire accepter un aliment nouveau, il est astucieux de
le faire consommer avec un aliment familier !

Conseil + : il refuse les légumes verts cuits ? Proposez-lui les mêmes crus, à croquer. Plus
ludique !
 
7) Pas question de le gaver

Il est important de laisser votre enfant ajuster sa prise alimentaire en fonction des signaux internes
de faim et de satiété qui le renseignent sur ses besoins. La quantité d'énergie nécessaire varie avec
son âge, son poids, son appétit et l'énergie dépensée. Et lui seul sait déterminer la quantité de
nourriture qui correspond à ses besoins.

Donnez-lui à manger selon son appétit et non en fonction de ce que vous avez préparé : des petites
portions de tous les plats de préférence, afin de lui apprendre la diversité alimentaire. De même,
laissez-le se servir tout seul. Encore une fois, il connaît son appétit.
 
8) Grignotage entre les repas... Ayez l'œil

Vous devez apprendre à votre enfant à respecter l'heure des repas afin de ne pas grignoter. Le
grignotage, c'est le fait d'avaler à tout bout de champ des petites quantités d'aliments sans faim ni
envie. Il a l'estomac dans les talons avant l'un des repas principaux ? Donnez-lui un aliment qu'il a
l'habitude de refuser. Jamais de sucreries car cela risque de lui couper l'appétit. Bien sûr, goûter
n'est pas grignoter. Ce repas, le préféré des enfants, est indispensable à leur équilibre.

Il est aujourd'hui prouvé que ceux qui goûtent sont plus minces que les autres car ils ont moins
tendance à grignoter.

9) Les aliments lactés : à privilégier le plus longtemps possible

Entre 6 et 9 ans, votre enfant a besoin de 900 mg/jour de calcium, indispensable pour la constitution
de son squelette. C'est pourquoi il est recommandé de lui donner de 200 à 400 ml de l ait par jour,
plus deux ou trois yaourts ou équivalents.

Un verre de 125 ml de lait apporte autant de calcium qu'un yaourt nature, 60 g de fromage blanc,
30 g de fromage à pâte molle ou deux petits-suisses. Le lait est également riche en minéraux
comme le soufre, le sodium, le fer, le cuivre (à l'état de trace) et d'autres oligo-éléments comme
le zinc, le magnésium, le manganèse et l'iode, ainsi qu'un grand nombre de vitamines.
 
10) Sodas, frites et autres bonbons... avec modération

Il s'agit d'aliments plaisir à réserver aux occasions exceptionnelles (fêtes, anniversaires,
vacances...). Une idée d'autant plus facile à intégrer par votre enfant que vos placards ne sont pas
remplis de bonbons, sodas et autres sucreries.
Rappelez-vous, rien ne vaut une alimentation souple mais bien conduite, sans attitude laxiste. Et si
vous pensez que votre enfant est suffisamment mûr, débutez une éducation nutritionnelle : on
mange une sucette mais pas deux, on ne consomme des aliments sucrés qu'au dessert...
 
11) Et si vous arrêtiez de diaboliser les féculents ?

Longtemps accusés de faire grossir, les féculents sont aujourd'hui réhabilités. Une bonne chose car
on sait que, consommés avec peu de matière grasse, ils aident votre enfant à contrôler son appétit,
donc son poids. Par ailleurs, le riz, les pâtes et le pain lui donnent l'énergie indispensable à son âge.
Faire l'impasse sur ces aliments pourrait le conduire à aller chercher son énergie ailleurs, dans des
produits gras et/ou sucrés qui favorisent la surcharge pondérale. A la différence des sucres rapides
(contenus dans l es bonbons par exemple), les sucres des féculents se digèrent lentement, d'où une
sensation de satiété qui dure longtemps.
Conseil + : quelle quantité de féculents lui donner ? Si vous suivez les recommandations du
Programme national nutrition santé (PNNS), il faut « augmenter la consommation des glucides afin
qu'ils contribuent à plus de 50% des apports énergétiques quotidiens, en favorisant la
consommation des aliments sources d'amidon (glucides complexes) comme les féculents, et en
réduisant la consommation d'aliments sucrés, sources de glucides simples.

12) Pas de conflits à table

Pas étonnant, lorsque la table devient le théâtre des conflits familiaux, que votre enfant chipote !
Non, ne profitez pas de cette réunion-repas en famille pour régler des conflits (« Au fait, ta
chambre n'est pas rangée... »).

Ou pour lui poser les questions qui fâchent (« Tu as eu combien en dictée ? »).
Evitez aussi de ne parler que de vos problèmes de travail. Autant le savoir, les mésaventures
professionnelles des parents passionnent peu les enfants. A vous de distribuer la parole aux uns et
aux autres, en veillant à ce que chacun puisse s'exprimer sans être constamment interrompu. Pas
si facile dans une famille nombreuse !
 
13) Une présentation de chef

Votre enfant aime les assiettes variées, décorées et colorées. Proposez-lui des petites proportions
et non une assiette avec plusieurs ingrédients mélangés. Il a une bouche, pas un entonnoir ! Misez
sur les épices qui non seulement comblent les sens, mais font aussi découvrir des saveurs
nouvelles et des pays lointains (avec le curry, on part en Inde...).
De temps en temps, surprenez votre enfant en lui proposant un repas sur un plateau, une nouvelle
vaisselle, des plats en couleurs (orange et rouge, par exemple, avec des carottes, des betteraves,
un steak haché ou du thon rouge, des framboises, de la mangue, etc.).

Conseil + : le week-end, invitez votre gourmand à mettre la main à la pâte pour l'un des repas, à
cuisiner avec vous, à élaborer un menu de son choix, à dresser la table. Il n'y a rien de tel que de
participer à la préparation pour se nourrir avec plaisir et appétit !

14) Les fruits et les légumes s'invitent à chaque repas
Les fruits et les légumes sont importants pour le capital santé de votre enfant. Ils apportent des
fibres alimentaires pour un transit intestinal harmonieux, ainsi que des vitamines, minéraux et
oligo-éléments. Ce sont des aliments précieux.
 
Evidemment, si vous lui présentez une assiette de salsifis dans leur état le plus naturel, il y a fort
à parier qu'il fera la grimace. Mettez-vous à sa place ! Innovez, mélangez, touillez, aromatisez...
sans pour autant passer des heures en cuisine. Non ! Une tomate coupée en dés avec un filet
d'huile d'olive, donc ultra-simple à préparer, suffit le plus souvent à éveiller les papilles de votre
jeune gourmand . Il n'aime pas les fruits ? Peut-être les appréciera-t-il en compote, en salade
mélangée... Tentez l'expérience.
 
15) Donnez l'exemple
Vos habitudes alimentaires, votre comportement à table... ne croyez pas que tout cela passe
inaperçu. Au contraire, votre exemple et votre rôle constituent des repères importants pour votre
enfant. Autrement dit, vous avez une vraie responsabilité de parent : si votre chérubin vous voit
manger de façon équilibrée tant sur le plan quantitatif que qualitatif, gageons qu'il reproduira cette
attitude à l'âge adulte. Une bonne raison de suivre ces conseils !

IV)******************************* Précocité

******************* Et s'il était surdoué ?

Votre enfant s'intéresse à beaucoup de sujets, pose des questions... Mais dès qu'il est en groupe,
ces qualités s'effacent et, souvent, il s'isole. Serait-il surdoué ?

Surdoués, doués, précoces... autant de mots pour qualifier ces enfants qui totalisent un quotient
intellectuel (QI) d'au moins 125, sans être pour autant de bons ou de très bons écoliers.
Explications.
 
Qui est l'enfant surdoué ?
C'est un enfant qui a un esprit particulièrement rapide, une originalité de pensée, une créativité et
une audace intellectuelle qui ne caractérisent pas ses camarades.

On estime qu'un enfant est surdoué à partir d'un QI de 125. Ce qui concernerait 5 % des élèves.
2,3 % auraient un QI de 130 et 2 pour mille atteindraient 140*.

Quels signes doivent vous alerter ?
Quand il s'agit de l'aîné, c'est un enfant que les parents trouvent généralement facile à élever.

L'enfant surdoué a parlé vite et bien, a été propre assez tôt. De nombreux sujets l'intéressent, il
pose des questions et a de l'humour. Toutes ces qualités disparaissent lorsqu'il est en groupe. Il
les dissimule pour essayer de ressembler aux autres. On voit des petits qui savent lire, mais la
maîtresse l'ignore parce qu'ils ne l'ont jamais montré !

A l'école, il est silencieux et isolé.
Les enseignants évoquent parfois un comportement agité. Mais il peut aussi être endormi, rêveur
et ne rien écouter en classe.

Quelle démarche suivre pour être fixé ?
Faites passer un test à votre enfant : adressez-vous à un psychologue ayant la pratique de ces
tests d'évaluation. S'ils sont parfois critiqués, sachez qu'on n'a encore rien trouvé de mieux pour
identifier un enfant doué.
 
Préparez-le aux entretiens avec le psychologue. Expliquez-lui qu'il va rencontrer un spécialiste, qui
lui posera des questions et lui fera faire des jeux. Ne lui parlez pas d'examen ! Il risquerait de se
bloquer.
 
Que faire à l'issue du test ?
Evitez de donner le résultat obtenu à votre enfant. Cela ne lui sera d'aucune utilité.

Soutenez-le et rassurez-le. Selon une étude de la Sofres commandée par Fractales, association
regroupant 600 familles d'enfants surdoués, il ressort que 81 % d'entre eux ont connu des phases
difficiles.

Expliquez-lui que les autres enfants ne sont pas tous comme lui : il saura ainsi mieux gérer ses
relations. C'est d'autant plus important qu'il est souvent très sensible. Parlez avec la maîtresse de
la possibilité de lui faire sauter une classe ou deux. Alimenter la curiosité intellectuelle de votre
enfant est primordial.

L'examen complet comprend deux parties :
1.Un test de niveau intellectuel : le WISC (Wechsler Intelligence Scale for Children), adapté à l'âge.
Pour les 3-6 ans, il s'agit du WPPSI (Wechsler for Preschool and Primary Scale of Intelligence) et
du WISC-III pour les 6-16 ans. Ce test est constitué de 10 séries de questions réparties en 2
groupes : verbaux et performances. Le QI global est la moyenne statistique des deux.
2.Une épreuve de personnalité : le CAT (Children Aperception Test), le TAT (Thematic Aperception
Test), etc.

V)********************************************* La récré

Combien de temps dure la récré ?
Une le matin, une l’après-midi… c’est idéal pour couper la journée. Mais au fait, combien de
temps dure une récré ? En maternelle, les petits disposent d’une pause de 15 à 30 minutes, selon
le temps qu’il fait et les habitudes de l’école. Au primaire, elle est de 15 minutes.
 
Qui surveille ?
Un roulement des instituteurs dans la cour de récré est institué chaque jour. Leur effectif dépend
du nombre d’élèves, mais ils sont toujours deux au minimum !

*************************************** Vie de groupe

******************** Il se passe quoi à la récré ?

Jeux de billes ou d’élastique, chamailleries entre filles et garçons, premières amitiés… la récré n’a
pas changé. Julie Delalande, ethnologue, a étudié ces drôles de petits sauvages que sont les
enfants à l’heure de cette pause méritée. Elle nous en dévoile les faces cachées.

La récré, un moment de partage
Dès l'école maternelle déjà, les enfants comprennent l’intérêt de jouer au sein d’une bande de
copains. Appartenir à un groupe permet de se sentir moins vulnérable. L’une des premières
compétences que les enfants doivent mettre en œuvre est la notion de partage. Pas évident, à un
âge où l’individualisme prime, de respecter les règles du chat et de la souris.

Une pause complicité
L’initiation au jeu passe par l’imitation. Encore faut-il, comme le décrit Julie Delalande, être
autorisé à participer : « Ne pas connaître un jeu peut être une cause d’exclusion. L’apprentissage
suppose le fait d’être amis. Un enfant accepte d’expliquer les règles à un autre selon leurs
affinités. Le jeu n’est pas seulement un moyen de s’amuser ensemble : il illustre une relation
amicale, une complicité parfois très forte. »
 
Vous avez dit chef de bande ?
Le leader du groupe a une place importante dans le déroulement du jeu : il organise et donne de
l’élan. Il jongle entre autorité pour que chacun respecte les règles et imagination pour rendre le jeu
attrayant. On est loin de l’image du tyran de la classe, cancre et agressif. « La première qualité
reconnue au leader par ses copains est sa gentillesse. Elle est associée à la générosité, l’entraide
ou la politesse. En maternelle, un meneur de cour de récré est souvent aussi le leader de sa classe.
C’est un enfant éveillé, dynamique et spontané », constate l’ethnologue. Il est le garant de la
solidarité du groupe.
Bien sûr, il se réserve le meilleur rôle, mais c’est le prix de la « paix sociale » nécessaire pour bien
s’amuser ! L’époque du chef de bande ne dure qu’un temps. A l’école élémentaire, les enfants
s’investissent dans des rapports plus individualisés. C’est le temps du « meilleur copain » et des
confidences.

La cour de récré, un lieu d'intimité
Difficile de vivre ensemble entre huit et dix heures par jour. Chaque enfant a aussi besoin de se
retrouver seul ou avec un copain. Les coins à l’abri des regards sont propices aux échanges de
billes, au partage discret de bonbons ou de confidences. « Actuellement, sous prétexte d’un idéal
risque zéro, la tendance est de supprimer ces lieux d’intimité, pourtant indispensables au bien-être
des écoliers », assure Julie Delalande.
 
La récré, une école de société
La récré est l’un des rares lieux où l’enfant est amené à expérimenter, par lui-même et entre
enfants, les modèles et les valeurs de la société adulte. « Respect ou équité ne sont plus des lois
imposées par les adultes, mais leurs propres règles reconnues par leur bande. Gare alors à celui
qui triche ! C’est dans la cour de récré que l’enfant apprend à vivre en société ».


VI)************************************************** Prévention

********** Jeux dangereux : soyez en alerte dès l’école maternelle

Petit pont massacreur, jeu du foulard, de la tomate, catch… Pour Françoise Cochet, présidente de
l’association de parents d’enfants accidentés par strangulation (ASPEAS), ces jeux méconnus des
adultes peuvent entraîner la mort ou des séquelles graves toute la vie.
 
Quels sont les jeux d’évanouissement ?
Parmi les jeux dangereux, nous trouvons les jeux violents qui consistent à taper des copains,
comme le « petit pont massacreur » ou le catch. Dans ce cas, les enfants sont tous d’accord et ce
ne sont pas toujours les mêmes qui sont violentés. Les seconds jeux dangereux sont les jeux dits
d’expérimentation sur le corps. En manipulant certaines parties du corps, en s’hyperventilant, les
enfants cherchent à s’évanouir. Cela peut se pratiquer en groupe : chacun essaye, puis s’évanouit.
Parfois, les enfants comptent les minutes de syncope (perte de connaissance).
 
Quels enfants sont concernés par ces jeux ?
Cela touche les enfants de 3 ans à 20 ans. Cela démarre à l’école maternelle où les petits imitent
les grands. Les plus jeunes s’amusent au « jeu de la tomate ». En petits groupes, ils bloquent le
plus longtemps possible leur respiration.

Quelles sont les conséquences ?
Cela va du décès par arrêt cardiaque (nous avons eu connaissance de 14 décès en 2009) à des
séquelles avec des crises d’épilepsie notamment. Et ce toute la vie.

Quelles sont les solutions ?
J’ai lancé l’alerte il y a 9 ans lorsque mon fils est décédé. Depuis, nous nous battons pour
informer. Les seules réponses sont la prévention et la communication. C’est l’objectif du colloque
que nous organisons. Actuellement, la communauté scientifique ne connaît pas le sujet. Or il est
urgent de démarrer des enquêtes épidémiologiques, d’aller plus loin dans la prise en compte de ce
fléau. Plus d'infos sur : http://jeudufoulard.com/

VII)***************************************** Anxiété

******************** C'est quoi ces tics ?

Sans crier gare, voilà votre garnement parcouru de mouvements brusques et désordonnés. Il cligne
des paupières, fait des rictus avec ses lèvres, secoue la tête... Comment réagir ?

Ça se manifeste comment des tics ?
Brusquement, votre enfant fait des mouvements rapides et caricaturaux. Selon les cas, il cligne
des paupières, fronce les sourcils, hausse les épaules ou hoche nerveusement la tête. Puis, il
s'arrête aussi net.

Ses crises se déclenchent souvent lorsqu'il est en public devant des inconnus ou dans des situations
de conflits, à l'école ou à la maison.

Quand il dort, tous ses tics disparaissent comme par magie.

Il évoque rarement le problème, refuse souvent d'en parler, même avec vous, et nie parfois la
réalité.
 
Qui est concerné par les tics ?
Les tics apparaissent souvent pendant la période dite de latence, à partir de 6-7 ans, et sont plus
fréquents chez les garçons que chez les filles.

Ce sont souvent les enfants très calmes, introvertis, voire inhibés qui sont concernés. Ils
rencontrent des difficultés à verbaliser et à communiquer, surtout dans des situations conflictuelles.
Ils arrivent rarement à s'opposer, à dire non.

Certains enfants expriment facilement leurs émotions par leur corps. Au début, le tic peut être une simple réaction motrice face à une situation d'anxiété passagère, comme arrive à certains de se ronger les ongles par stress. Mais, il est parfois aussi un moyen privilégié de décharger et de soulager les tensions.

Le tic devient une réaction engendrée par une situation d'angoisse, un événement perturbant ou
encore l'expression d'une agressivité inconsciente et refoulée.

Il est courant qu'un sentiment de honte ou de culpabilité accompagne le tic. Cela peut parfois être
accentué par les réactions de l'entourage (moquerie...).

Il a des tics ? Ce qu'il faut faire
Calmez ses angoisses. Il est important que l'anxiété et les réactions suscitées par les tics puissent
être comprises, reconnues et apaisées, si nécessaire avec l'aide d'un psychologue.

Ne vous focalisez pas sur les tics. Veillez aussi à ne pas réprimer votre enfant lors de ses crises
ni à vous moquer de lui. La réaction des parents est parfois déterminante dans l'évolution. Des
remarques trop insistantes peuvent accroître l'anxiété.

Ne vous sentez pas visé. Ces symptômes sont parfois mal tolérés par les parents (souvent le père)
qui vivent les crises, parfois voyantes et publiques, comme des attaques personnelles. N'oubliez
pas que cette décharge motrice est incontrôlable et que l'enfant ne s'en rend pas toujours compte.

Consultez un pédopsychiatre ou un psychologue. Les tics sont le plus souvent des réactions
transitoires. 2 à 3 séances suffisent souvent pour en venir à bout. Le spécialiste peut proposer une
thérapie psychomotrice et/ ou une relaxation quand le tic survient en réaction à une situation
précise (inquiétude face à une évaluation scolaire...), une psychothérapie lorsqu'il est issu d'un
conflit psychologique (manque de confiance en soi...), une thérapie comportementale du type
« déconditionnement » quand il apparaît comme une habitude motrice (l'origine est lointaine et
quasi résolue).

Recherchez un élément déclencheur ou un événement difficile qui pourrait être à l'origine du
symptôme (divorce, décès...).

VIII)*************************************** Sommeil

******************* Petit ou grand dormeur… à chacun ses besoins en sommeil
 
Certains enfants font le tour du cadran, d'autres dorment 3 heures de moins. Que le vôtre se
comporte en marmotte ou en oiseau de nuit... voici un point pour mieux comprendre son besoin de
sommeil.

Pourquoi certains enfants ont-ils plus besoin de sommeil que d'autres ?
D'un enfant à l'autre, les besoins de sommeil peuvent varier de 2 à 3 heures. Pourquoi ? Mystère.
C'est peut-être dû à des facteurs génétiques, car on retrouve souvent les mêmes comportements
chez les parents. Ce que l'on sait, en revanche, c'est que ce plus ou moins grand appétit de
sommeil apparaît très tôt. Certains nouveau-nés dorment 20 heures par jour, d'autres, 6 de moins,
la moyenne se situant autour de 16 heures.

Si petit et déjà étiqueté petit ou grand dormeur ? Pas tout à fait. Il arrive que ces comportements
face au sommeil évoluent pendant l'enfance.

Mais, une fois sorti de l'adolescence, l'adulte a toutes les chances de rester fidèle à son profil de
dormeur : petit (s'il dort moins de 6 heures), grand (s'il a besoin de 9-10 heures) ou entre les 2.
 
Pour quelles raisons un enfant doit-il avoir son content de sommeil ?
Au cours du sommeil, l'enfant sécrète une substance précieuse : l'hormone de croissance,
indispensable à son développement corporel. Il fabrique des anticorps et élimine la fatigue de la
journée.

Le cerveau profite de ce moment de repos pour se développer.

Enfin, la psychanalyse s'est largement penchée sur le rôle du rêve dans la résolution des conflits
de la journée.

dépendent. Pour profiter au mieux des bienfaits du sommeil, il est donc indispensable que chaque enfant en ait son comptant !
 
Comment déterminer ses besoins en sommeil ?

C'est en observant votre enfant que vous saurez exactement à quelle catégorie il appartient et
comment combler ses besoins.
 
Savoir à quelle famille de dormeurs appartient votre enfant n'est pas toujours évident. Derrière un
soi-disant gros dormeur peut se cacher un enfant du matin : il s'assoupit de bonne heure, mais est
en pleine forme tôt le matin. Derrière un petit dormeur, se trouve peut-être un enfant du soir
(couché tard, levé tard) ou un petit qui refuse de s'endormir, comportement fréquent entre 4 et 11
ans ! Peur de la solitude, désir de rester avec ses parents, envie de faire comme les grands... de
multiples raisons peuvent pousser un enfant à rogner ses nuits.

Pour déterminer les besoins de sommeil de votre enfant, il faut l'observer lorsqu'il vit sans
contraintes, durant les vacances par exemple. Le soir, guettez les premiers signes de fatigue : il
suce son pouce, se pelotonne, est irritable, bâille, etc. Vous fixerez ainsi l'heure du coucher.

Si entre 5 et 6 ans, votre enfant refuse de faire la sieste, regardez comment il se comporte le soir.
Il reste calme ? Il s'agit sans doute d'un petit dormeur. Il est énervé ? Son somme de l'après-midi
lui manque. Montrez-vous plus ferme s'il n'accepte pas d'aller se coucher
 
A quoi pensent les petits dormeurs ?

 
Ils ont envie qu'on respecte leur moindre besoin de sommeil. Leur hantise : se retrouver seul dans
le noir à se tourner et à se retourner dans le lit. Dans ce cas, l'anxiété monte. Votre enfant risque
de s'endormir encore plus tard que prévu. Il peut alors se réveiller fatigué, ce qui, pour un petit
dormeur, est quand même un comble !

Evitez donc de le coucher trop tôt. Mais, pas question de l'autoriser à rester devant la télé ou
l'ordinateur jusqu'à 22 heures. Pour trouver le sommeil, un enfant a besoin au coucher de conditions
rassurantes et apaisantes. Ménagez-lui un temps de détente avant l'heure de l'endormissement. Il
peut par exemple lire ou écouter une histoire, dans sa chambre, avec la lumière allumée.


De quoi rêvent les gros dormeurs ?
Si votre enfant a moins de 6 ans, il se peut qu'il éprouve encore le besoin de faire la sieste. Une
partie des écoles maternelles laisse la possibilité de s'endormir entre 12 et 14 heures aux élèves
des moyenne et grande sections. Dans ce cas, suivez l'avis de la maîtresse, même si vous avez
peur qu'il soit dans vos jambes le soir. Un enfant privé de sieste ne se couchera pas forcément
plus tôt le soir. Enervé, il risque d'éprouver des difficultés à trouver les sommeil. Il peut aussi
s'assoupir en rentrant de l'école et déborder d'énergie au moment du coucher !

Evitez que votre enfant fasse de trop longues grasses matinées le week-end et se retrouve
« déphasé » le reste de la semaine. Durant les jours de repos, vous pouvez le laisser au lit 1h plus
tard qu'à son habitude, mais pas beaucoup plus. Une fois levé, incitez-le à petit-déjeuner, à
bouger et à sortir pour profiter de la lumière. Autant d'attitudes qui l'aideront à reprendre contact
avec le monde extérieur. Veillez aussi à ne pas trop décaler vos propres heures de coucher et de
lever, car l'ambiance familiale influe sur les rythmes de l'enfant.
 
Et en classe, observe-t-on une différence ?
Enseignants et spécialistes du sommeil sont catégoriques : dormir peu ou beaucoup n'influe pas
sur les capacités d'apprentissage, pourvu que l'on respecte les besoins de sommeil propres à
chaque enfant. Or, c'est plutôt sur ce dernier point que le bât blesse. Certains instituteurs se
plaignent de voir arriver des enfants grognons ou les traits tirés et qui vont parfois jusqu'à
s'endormir en classe. Pour ceux-là, il est urgent de revoir l'heure du coucher !

IX)***************************** Ordinateur et télé : appliquez la règle du 3-6-9-12

Ordinateur, télévision… vous ne savez plus très bien si votre enfant en abuse ou si au contraire,
c’est de son âge. Sensible à ces questions, l'Association française de pédiatrie ambulatoire (AFPA)
invite les parents à suivre les conseils du Pr Serge Tisseron, psychiatre et psychanalyste, auteur de
la règle du 3-6-9-12.

Pas de télévision avant 3 ans
Passer du temps devant la télé, y compris devant les programmes qui leur sont spécialement
dédiés, empêche les bébés d’interagir spontanément avec leur environnement et peut les perturber
intérieurement. Même s’il a l’air captivé par le rythme des images, la couleur et le son, le bébé est
en proie à une forte agitation interne, qui peut d’ailleurs se manifester dès que l’écran s’éteint.
C’est pourquoi les pédiatres recommandent d'éviter au maximum l'exposition à la télévision avant
cet âge.

Après 3 ans, impliquez-vous dans le choix du programme et définissez préalablement une durée.
Pour le bien-être de votre enfant, ne mettez pas de télévision dans sa chambre.
 
Pas de console de jeux personnelle avant 6 ans
Votre tout-petit développe son imagination en créant de ses propres mains, par le dessin, le
modelage et le jeu avec d’autres. S’il s'initie trop tôt aux automatismes de la console de jeu, il
pénalise le développement de sa motricité fine et de sa créativité. En revanche, vous pouvez jouer
avec lui, occasionnellement.

Internet accompagné à partir de 9 ans
Accompagnez votre enfant pour ses 1ers pas sur la Toile afin qu’il intègre 3 notions
fondamentales : tout ce que l'on y met peut tomber dans le domaine public, tout ce que l'on y met
y restera éternellement, tout ce que l'on y trouve est sujet à caution.

Internet seul à partir de 12 ans, avec prudence
Même si votre enfant est à l’aise avec sa souris, il est nécessaire d'adopter certaines règles
d'usage, de convenir ensemble d'horaires prédéfinis de navigation sur l'ordinateur, de mettre en
place un contrôle parental, et de ne pas le laisser seul dans sa chambre avec une connexion
nocturne illimitée.

De manière générale, communiquer sur le contenu des jeux vidéo et la nature des programmes TV
afin de comprendre au mieux les attitudes de votre enfant est indispensable.

X)************************ Les enfants du web, Internet, mode d'emploi

Pas question de laisser votre enfant seul sur Internet ! Enfant.com a repéré pour vous des sites
susceptibles de lui plaire et, surtout, nous vous proposons des conseils et, pour chaque site, une
fiche détaillée avec contenu, âge, prix, présence ou non de publicité. De quoi surfer tranquille !

Internet : les règles du jeu
Apprentissage psychomoteur, valorisation de l’enfant mais aussi dépendance, insécurité… la
relation entre l'enfant et le web est complexe. Voici nos conseils pour démêler le bon du dangereux
et mieux accompagner votre petit internaute.

www.uptoten.com
Ce site très ludique propose plus de 1350 activités, mais permet aussi d’approcher en douceur de
nombreuses notions de formes, de couleurs, de chiffres, de musique ou d’alphabet. Votre enfant
sera heureux d'y retrouver ses héros Boowa et Kwala. Un site pour les 1-10 ans.

www.charlotteauxfraises.fr
Relookée, Charlotte aux Fraises possède maintenant son site internet tout rose et plein de fraises…
Il n’en fallait pas plus pour séduire les petites filles.
 
www.clubpenguin.com
Mini-jeux et jeux en réseau, c'est ce que propose ce site aux enfants de 6 à 14 ans. Ils peuvent
aussi dialoguer entre eux dans un espace que Disney promet ultra sécurisé.

www.france5.fr/zouzous/
Sur ce site Internet de l’émission « Debout les Zouzous », votre enfant va retrouver tous les héros
familiers de ses dessins animés : Petit Ours Brun, SamSam, Didoo, Bali, etc. Une excellente façon
de le rendre actif par rapport à ce qu’il voit à la télé.
 
BayaM, un site pour les 3-13 ans
Vous aimiez Bayardkids.com ? Place désormais à BayaM, le premier site qui permet à vos enfants
de s’amuser et de surfer en toute sécurité, dès 3 ans. Au menu : des jeux, des aventures, des
dessins animés et tous les supers héros que votre enfant adore !
 
www.kizz.tv
Ce site d’activités pour les enfants de 3 à 6 ans les familiarise avec les lettres, les formes, les
couleurs et les chiffres… mais surtout au maniement de la souris.

www.hellokids.tv
Pour les enfants jusqu'à 12 ans, ce site répertorie des vidéos sur de nombreux thèmes : sport,
animaux, dessins animés, gags, musique, contes… Amusant.
 
www.adibou.com
Adibou propose à votre jeune internaute des jeux de peinture, de mémoire, de puzzles, un atelier de
mode et même des activités écologiques. Un site pour les 4-8 ans

www.kidzo.net
Ce site plutôt basique aux couleurs douces propose à votre enfant des activités qu'il peut faire à la
maternelle ou sur un petit cahier de vacances.

www.poissonrouge.com
Ce site offre une sélection d'activités originales. Sa particularité ? Pas de consigne données à votre
enfant mais une navigation intuitive.
 
http://fr.boowakwala.com
Avec plus de 800 jeux, ce site offre une grande diversité qui évite la lassitude : jeux de tri, de
formes, puzzles, etc. A découvrir aussi, des histoires.

www.tibao.com
Rendez-vous dans la savane avec ce site Internet à l'ambiance très attractive pour un tout-petit.
 
Comment protéger les enfants des dangers d’Internet ?
Internet est un formidable moyen de communication, d’échange et d’accès à la connaissance. Mais
sur Internet, des dangers existent. C’est pourquoi il est important de savoir comment les éviter et
comment protéger vos enfants.
 
***************************************** Internet, comment éviter le danger ?
 
*******************************Surfer en toute sécurité

*********************Comment protéger les enfants des dangers d’Internet ?
 
Internet est un formidable moyen de communication, d’échange et d’accès à la connaissance. Mais
sur Internet, des dangers existent. C’est pourquoi il est important de savoir comment les éviter et
comment protéger vos enfants.
 
Qu’il soit accessible d’un ordinateur, d’un téléphone portable, d’une console de jeux ou d’une
télévision via le fournisseur d’accès, Internet est devenu incontournable dans de nombreux foyers.
Cet outil de communication et d’échange présente pourtant des risques que les parents doivent
connaître pour mieux protéger leurs enfants. Action innocence, une ONG dont l’objectif est de
sensibiliser les enfants, les adolescents et les parents aux risques liés à l’usage d’Internet, propose
de vous guider.

Conseils aux parents
Installez un logiciel de contrôle parental : celui gratuit de votre fournisseur d’accès, ou celui
d'Action innocence, consultable sur www.filtra.info. Et n’oubliez pas d’activer le contrôle parental
sur le téléphone mobile de votre enfant. Attention : aucun filtre ne remplacera votre vigilance de
parent !

Engagez un dialogue permanent avec votre enfant sur son usage d'Internet, ce qu’il y fait, les sites
qu’il aime...

Evitez de laisser un jeune enfant seul devant l’écran, placez toujours l’ordinateur dans une pièce
commune, et surtout pas dans sa chambre, afin de garder un œil sur ce qu’il fait.

Encadrez l’utilisation d’Internet. Nombre d’heures autorisées par jour, horaires, applications
autorisées, sites déconseillés...

Développez son esprit critique et insistez sur le fait que tout ce qui se trouve sur Internet n’est pas
toujours vrai.

Rappelez-lui qu’un pseudo peut cacher n’importe qui. Les personnes avec lesquelles il communique
ne sont pas toujours celles qu’elles prétendent être.

Informez-le des risques liés à la divulgation d’informations ou d’images personnelles (nom, adresse,
numéro de téléphone, photos, vidéos…) pour éviter que celles-ci ne soient détournées, truquées,
exploitées par des personnes mal intentionnées.

Insistez sur les risques d’une rencontre avec un interlocuteur connu sur le Net. Expliquez à votre
enfant que, s’il fixe malgré tout un rendez-vous, il en informe un adulte de confiance et s’y rend
accompagné, dans un endroit public et fréquenté, pendant la journée.

Prévenez votre enfant qu'il peut tomber sur des images choquantes ou dérangeantes et
demandez-lui de vous en parler si cela arrive.

Respectez la signalétique PEGI lorsque vous achetez un jeu vidéo pour votre enfant. La
recommandation d’âge et les descripteurs de contenu vous permettent de vous assurer que le jeu
est approprié à l’âge du joueur.
 
Conseils aux enfants sur l'usage d'Internet

Les astuces de base à connaître et à appliquer lorsque votre enfant surfe sur Internet.

Sois prudent, tu ne sais pas qui est derrière l’écran !

Ne donne pas ton nom, ton âge, ton adresse ni ton téléphone !

N’accepte jamais un rendez-vous sans être accompagné(e) d’un adulte!

Attention à ton langage : pas d’injures ni de propos racistes !

N’envoie pas de photo ni de vidéo à n’importe qui !

Ne te déshabille pas devant une webcam, tu peux être enregistré(e) !

Ne communique jamais ton mot de passe.

Ne réponds pas aux messages qui te choquent !

Si une image te dérange, parles-en à un adulte !

XI)**************************************** Informatique

********************** Il veut un ordinateur

L’ordinateur, c’est génial ! Nul ne peut contester son rôle ludo-pédagogique. Instrument de loisirs,
de découvertes mais aussi outil de travail scolaire, il convient toutefois de respecter certaines
règles pour l’utiliser en bonne intelligence. 
 
Un poste de travail aux normes
Pour éviter les tensions au niveau de la nuque, positionnez l’ordinateur de façon à ce que les yeux
de votre enfant soient à 50 cm environ de l’écran. Réglez ensuite la hauteur de ce dernier en
l’inclinant légèrement vers l’arrière. Placez le clavier dans le prolongement des bras de votre enfant,
ses avant-bras bien à plat sur la table.

Pour un meilleur confort, vous pouvez équiper le bureau de repose-poignets devant le clavier.

Enfin, placez la souris le plus près possible du clavier et à la même hauteur. Pour empêcher les
reflets d’une lampe ou de la lumière du jour sur l’écran, ne le positionnez pas à contre-jour ni face
à une fenêtre. La source de lumière doit arriver sur le côté de l’écran afin de réduire les contrastes
et limiter la fatigue visuelle.
 
Conseil +
Pratique par sa taille et le gain de place qu’il permet d’obtenir sur un petit bureau, l’ordinateur
portable est aussi fragile, et surtout peu ergonomique. A déconseiller donc aux plus jeunes.
 

Une utilisation modérée
Placez-le de préférence dans une pièce commune afin qu’il devienne accessible à tous. Il sera plus
facile d’en surveiller l’usage (jeu ou travail) et aussi d’en limiter l’utilisation. De plus, chaque
membre de la famille pourra en profiter (vous aussi !)
 
Veillez également à ce que l’ordinateur n’empiète pas sur les autres loisirs. Pour cela, instaurez un
« temps réglementaire » de 45 mn maximum par jour et par enfant. Ainsi, vous en finirez (ou
presque !) avec les inévitables querelles entre frères et sœurs. Surtout, vous aurez à l’œil votre
enfant car certains jeux très prenants peuvent devenir source de tensions et d’énervement.
 
Conseil +
5 mn de pause toutes les 30 mn sont indispensables pour empêcher la fatigue visuelle. 6h
d’ordinateur par semaine sont un maximum pour un enfant de 6-10 ans.
 

Et Internet ?
Très tôt, les enfants sont attirés par cet outil fantastique… mais dangereux. Sur Internet, la
violence et la pornographie sont accessibles immédiatement et avec la plus grande facilité, soit par
accès volontaire (les adresses circulent en classe…), soit par accident (en naviguant d’un site à
l’autre).

La parade ? Installer un logiciel de filtrage et surtout maintenir une surveillance lorsque votre enfant
se met sur l’ordinateur familial connecté à Internet.
 
Conseil +
Le ministère de la Justice recommande aux parents de télécharger le logiciel LogProtect, disponible
gratuitement sur le site www.logprotect.net. Il empêche notamment votre enfant de donner ses
coor­données sur internet. Utile ! En cas de doute sur un site (pédophilie…), contactez votre
gendarmerie ou effectuez un signalement sur les sites www.pointdecontact.net ou
www.internet-mineurs.gouv.fr
 
XII)************************************************************ Cantine

*********************Pause déjeuner : Les coulisses de la cantine

Ils sont bien loin les réfectoires tristounets et les sempiternelles assiettes jambon-coquillettes.
Aujourd’hui, la cantine, c’est produits de qualité, confort et personnel qualifié. Tournée des
popotes…


Comment les repas sont-ils préparés ?
Les cantines des écoles publiques dépendent des municipalités qui décident de la façon dont les
repas sont préparés.

Les écoles équipées d’une cuisine préparent les repas sur place. Pour cela, elles emploient du
personnel municipal ou demandent à la branche « restauration scolaire » de sociétés de restauration
de fournir soit les ingrédients, soit les repas déjà préparés qui seront réchauffés à la cantine. Ces
sociétés peuvent aussi envoyer des équipes qui cuisineront sur place.

Lorsque les plats sont préparés à l’extérieur de l’école, les achats et les cuisines sont centralisés
dans le but de faire baisser le prix de revient des repas. La capacité de production de ces « cuisines
centrales » s’étend de quelques centaines de repas à quelques milliers, dispatchés sur plusieurs
écoles d’un même arrondissement ou d’une municipalité. Deux sortes de liaisons jusqu’aux écoles
sont possibles. Toutes deux ont pour objectif d’éviter l’introduction de la moindre bactérie pendant
le transport.

La liaison chaude : aussitôt prêts, les repas sont apportés à l’école, placés dans des conteneurs
isothermes les maintenant à une température supérieure à 63 °C.

La liaison froide : dès qu’ils sont préparés, les aliments sont placés dans une cellule de
refroidissement, qui les réfrigère très vite. Un à trois jours plus tard, ils sont transportés dans des
camions les maintenant en dessous de 10 °C, puis entreposés dans des chambres froides.

Qui compose les menus de la cantine ?
Composer des menus et des plats équilibrés, agréables aux goûts des enfants, tout en respectant
des normes sanitaires strictes, relève du défi. Un travail d’équipe est nécessaire. Celle-ci est
composée par la caisse des écoles de la mairie, qui gère la plupart des services proposés par la
ville aux parents d’élèves. Une mise au point est régulièrement effectuée au cours d’une réunion à
laquelle participent le responsable de la caisse des écoles, une diététicienne, des directeurs d’école,
des représentants d’associations de parents d’élèves ainsi que des délégués départementaux de
l’Education nationale.

La composition des menus doit respecter la « circulaire de l’écolier », parue en 2001 et élaborée
par les ministères de la Santé et de l’Education nationale. Ce document incite les responsables des
restaurants scolaires à miser sur des produits de meilleure qualité.

Puis-je avoir connaissance des menus ?
Chaque école doit exposer les menus de la semaine dans un endroit facilement consultable. En
général, ils sont affichés sur des panneaux situés à l’entrée de l’école ou sur les murs de
l’établissement. Ces menus sont également tenus à la disposition des parents dans les mairies des
municipalités. Pour en savoir plus sur le contenu des assiettes, il est possible de contacter
directement la caisse des écoles à la mairie.

Il est allergique. La cantine en tient-elle compte ?
Un dispositif, mis en place en 1999, permet désormais d’accueillir à la cantine les enfants suivant
un régime alimentaire particulier (diabète, allergie…). Ce Projet d’accueil individualisé (PAI) est
issu d’une concertation entre les parents, le directeur de l’école, le médecin scolaire, le médecin
traitant et les représentants de la municipalité.

Il offre 2 possibilités aux familles : soit la caisse des écoles s’engage à fournir un repas spécifique
à l’enfant, soit celui-ci est autorisé à emporter un panier-repas.

Un nouveau pas est franchi avec la parution, en 2003, d’une circulaire incitant clairement les
responsables de mairies et de restaurants scolaires à autoriser le panier-repas apporté par les
parents. Ces derniers dispensent la totalité des composants du repas, de même que les couverts et
les ustensiles nécessaires. Ces conditions supposent que la mairie s’assure de la présence d’un
réfrigérateur pour conserver le repas dans les meilleures conditions d’hygiène possibles et d’un four
à micro-ondes pour réchauffer le déjeuner des petits convives.
 
Peut-on le forcer à finir son assiette ?
Non. Le fait d’inciter un enfant à goûter un plat ne signifie pas le forcer à manger coûte que coûte,
encore moins à finir son assiette. La circulaire de l’écolier des ministères de la Santé et de
l’Education nationale, parue en 2001, à destination des responsables de restauration scolaire, insiste
surtout sur l’éducation au goût.
 
Le saviez-vous ?
A la cantine, chaque enfant doit disposer au minimum de 2m2 par place assise.

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