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14/02/2012

Enfants/Ados infos 2

XIII) Le sommeil de l'enfant

XIV) remédier aux problèmes de sommeil des ados

XV) Les jeunes et l'alcool

XVI) Les adolescents, premières victimes du tabac

XVII) Parents : comment trouver la juste autorité

XVIII) Ces mots qui font du mal

XIX) Quand les écrans envahissent le quotidien des enfants…

XX) Faut-il interdire les écrans aux enfants ?

XXI) Internet : Protégez vos enfants

XXII) Un enfant, ça change quoi ?

XXIII) Les allergies alimentaires des enfants

XXIV) Rhume des foins, comment le soulager ?

XXV) Conjonctivite : comment la reconnaître ?

XXVI) Le sérum phy, ça sert à quoi ?

XXVII) La toilette de bébé

XXVIII) Les bons gestes pour habiller bébé

XXIX) Problèmes respiratoires et s'il avait de l'asthme ?

XXX)


XIII)************************************** Le sommeil de l'enfant

************* Un bon sommeil, c'est essentiel

Manquer de sommeil perturbe la croissance de l'enfant et peut favoriser l'obésité.

Le manque de sommeil ferait grossir les bébés

Les jeunes enfants qui dorment moins de 12 heures par nuit risquent de grossir plus que les autres.
Une étude, publiée dans la revue Archives of Pediatrics and Adolescent Medicine, révèle les conséquences du manque de sommeil sur le surpoids chez les enfants.
 
Des chercheurs américains ont suivi un groupe de 915 enfants, dont 83 - soit 9% du groupe -
présentaient des problèmes de surpoids, à l'âge de 3 ans. Le nombre d'heures quotidiennes passées
à dormir, de 6 mois à 2 ans, a été indiqué par leurs mères. Ces données ont été évaluées par
rapport à d'autres facteurs, dont l'ethnie, la durée de l'allaitement, le temps quotidien passé devant
la télévision ou à pratiquer des activités plus physiques.
 
L'étude a finalement révélé que les bébés ayant dormi en moyenne moins de 12 heures par nuit
présentaient, à l'âge de 3 ans, un indice de masse corporelle plus élevé. De manière générale, le
poids de ces enfants est supérieur, à âge et sexe égaux, à celui des enfants qui ont dormi 12 h
ou plus par nuit lors de la petite enfance.

Cette étude n'est pas la première à établir un lien entre le manque de sommeil et la prise de poids.
Une étude, menée sur des enfants de 3 à 12 et publiée en février 2007, révélait que les gros
dormeurs présentent un indice de masse corporelle moins élevé. Une autre étude, publiée en
octobre 2006, établissait un lien entre le manque de sommeil à l'âge de 30 mois et l'obésité, à l'âge
de 7 ans.

Les clés d'un bon sommeil

Pour que votre bébé dorme bien et suffisamment, 6 règles d'or à observer:

1. Observer les signes de fatigue (il se frotte les yeux a vec ses poings, pleure et n'a pas faim,
geint) et le coucher aussitôt.

2. Instaurer un petit rituel de transition entre la veille et le sommeil (petite chanson douce,
bercement) et dire "maintenant, c'est l'heure de faire dodo".

3. Veiller au confort de la chambre (pas trop de bruit, une température de 18-19°C), une humidité
suffisante.

4. S'il refuse de dormir alors qu'il est raisonnablement l'heure de le faire, prenez-le quelques
minutes dans vos bras en lui disant des mots doux, sans l'emmener dans le salon ou lde relever :
quelques minutes plus tard, reposez-le calmement dans son berceau.

5. Passé l'âge de 6 mois, ne lui donnez pas de biberon ou de nourriture pendant la nuit. Vous
encourageriez ainsi une tendance au grognotage qui peut s'installer durablement.

6. S'il a des problèmes de sommeil, demandez conseil à son pédiatre.

XIV)************************* Remédier aux problèmes de sommeil des ados

Depuis quelque temps, votre enfant se couche à plus d’heure… et le lendemain, impossible de le
tirer du lit. Est-ce normal, docteur?

********************* Chroniquement fatigués!

Votre ado n’est pas le seul ! Une étude Sofrès de février 2005 portant sur 502 adolescents âgés de
15 à 19 ans a montré que 65% d’entre eux se déclarent déjà fatigués au réveil. Et 55% vont traîner
cette fatigue tout au long de la journée. En cause, une dette de sommeil liée aux grands
bouleversements hormonaux de la puberté : physiologiquement, l’ado a tendance à s’endormir plus
tard. S’y ajoute la pression scolaire avec l’importance des devoirs en fin de journée. Et bien sûr
tout en ensemble d’activités très (trop) stimulantes le soir : télé, jeux video, Internet, téléphone
portable, etc.

******************** 9 h de sommeil minimum

Résultat : super en forme le soir, l’ado a du mal à s’endormir. Et au lieu de bénéficier d’au moins
9 heures de sommeil par nuit, il n’a jamais son compte. « On estime qu’un ado sur 10 prend des
médicaments pour s’endormir », note le Dr Patricia Franco, responsable de l’Unité de sommeil
pédiatrique à l’hôpital Debrousse de Lyon. Une « épidémie d’insomnie » qui retentit bien sûr sur
l’humeur de l’ado, le rend plus anxieux et agressif et se répercute sur son attention et sa
concentration en cours. Bref, une bombe pour l’ambiance à la maison !

************** La gras-mat’ du week-end, une douce illusion

Votre enfant le croit peut-être, mais le week-end, les grasses matinées jusqu’à midi n’ont aucun
intérêt pour récupérer. Qu’il dorme un peu plus, jusqu’à 8-9 heures du matin ne pose pas de
problème. Mais au-delà, attention au « déphasage » de rythmes. « Quand on dort plus longtemps le
matin, on a tendance à se coucher encore plus tard le soir. Le dimanche soir, l’ado tourne en rond
dans son lit et le lundi matin, il n’arrive vraiment plus à émerger. Et cette dette de sommeil se
répercute sur toute la semaine », poursuit la pédiatre. « Seul un coucher et un lever à des heures
régulières, week-end compris, permet au corps de s’y retrouver et donc de récupérer ».

*************** Pas de panique, du bon sens

Si les choses dérapent et que votre enfant s’endort de plus en plus tard, incitez-le à revoir son
hygiène de vie : Travailler régulièrement, tous les soirs avant le repas et si possible avoir terminer
ses devoirs avant de manger. Après dîner, éviter l’overdose de télé et d’ordinateur, surtout dans la
chambre. Prendre un bain tiède, lire, sortir marcher sont de bonnes alternatives à tous les écrans.
Inciter l’enfant à faire du sport régulièrement, mais pas après 20 h. Enfin, favoriser un coucher à
heures régulières, vers 22h-22h30, parce que le corps a besoin de rythme et de régularité pour bien
fonctionner.

*************** Passer un contrat avec l’adolescent

Si la situation devient trop conflictuelle, n’hésitez pas à passer la main à votre médecin traitant. Il
pourra faire un contrat avec l’ado pour qu’il se prenne en charge et veille à son hygiène du sommeil
par lui-même. Enfin, si cela ne suffit pas, un traitement de chronothérapie (recaler
progressivement l’heure de l’endormissement de quart d’heure en quart d’heure) associé
éventuellement à de la luminothérapie le matin (pour favoriser un bon éveil) peut être mis en route.

XV)********************** Les jeunes et l’alcool
 
A l’heure où l’on parle d’autoriser la publicité pour l’alcool sur Internet, les jeunes restent une
population fortement exposée à ses dangers. De nouvelles pratiques de consommation sont
apparues chez les jeunes. On parle de plus en plus de « binge drinking » ou « biture express » : il
s’agit de boire le plus d’alcool possible dans le laps de temps le plus court.
 
Selon l’atlas régional des consommations d’alcool, les adolescents boivent plus régulièrement de
l’alcool dans l’ouest et la Bourgogne qu’en Ile-de-France et dans le Nord-Pas de Calais. Cependant,
la Bretagne est la région en tête pour la consommation ponctuelle des jeunes : au moins 5 verres
en une occasion en un mois.

Entre 2004 et 2007, les cas d’hospitalisation liées à l’alcool ont connu une augmentation de 50%
chez les 15-24 ans. De plus, les jeunes représentent 23% des tués sur la route et dans 19% des cas,
l’alcool est en cause.

XVI)****************** Les adolescents, premières victimes du tabac

9% des enfants et 36% des adolescents disent avoir déjà fumé ou essayé de fumer une cigarette,
selon le baromètre 2009 de la Fédération française de cardiologie (FFC). Les adolescents
consomment leur première cigarette à l'âge de onze ans en moyenne. A quinze ans, ils sont 65% à
avoir essayé la cigarette. Un adolescent sur deux en moyenne continue de fumer après avoir
essayé.

La grande majorité (79%) des enfants des classes de CM1 et CM2 refuserait certainement si
quelqu'un leur proposait une cigarette, 5% ne se prononcent pas et 4% l'accepteraient.

15% des enfants de cet âge pensent que fumer, "donne du style" et 43% pensent qu'on peut fumer
une première cigarette juste pour essayer et ne plus en avoir envie après.

Les enfants du Nord sont les plus opposés au tabac : 85% sont sûrs de refuser si quelqu'un leur
proposait une cigarette, et ils sont moins nombreux que la moyenne à croire que l'on peut fumer
une cigarette sans être tenté de recommencer.

36% des adolescents disent avoir déjà fumé, autant chez les filles que les garçons. Ils fument leur
première cigarette en moyenne à onze ans. A quinze ans, ils sont 65% à avoir essayé la cigarette.
Les adolescents se laissent entraîner : 52% se sont vus proposer la première cigarette, la plupart
du temps par un copain, dans deux tiers des cas. Un adolescent sur deux continue de fumer après
avoir essayé.

48% fument tous les jours et 6% fument plus d'un paquet par jour. 38% pensent qu'ils s'arrêteront
un jour, même si 37% pensent qu'ils n'arriveraient pas à s'en passer. Concernant ceux qui n'ont
jamais fumé, la première raison de ne pas commencer est la peur de la dépendance, citée par 78%
d'entre eux.

68% des adolescents n'ayant jamais fumé ne se sont jamais vu proposer de cigarette, ils n'ont donc
pas été directement exposés au tabac.

Les adolescents de région parisienne prennent souvent la cigarette à la légère, ils pensent plus
souvent que les autres que les jeunes fument par plaisir, et sont moins conscient que les autres en
moyenne des risques de dépendance du tabac.

Cette étude a été réalisée par l'institut TNS-Healthcare entre septembre et décembre 2008 sur un
échantillon de 3.500 collégiens, âgés de 11 à 15 ans et de 3.783 enfants de CM1 et CM2, âgés de 9
à 10 ans, sélectionnés selon la méthode des quotas.

XVII)*************************** Parents : comment trouver la juste autorité

Votre enfant est angoissé ou ne supporte plus la moindre autorité ? Votre comportement y est
sûrement pour quelque chose. Diane Drory, psychologue et psychanalyste donne des clés pour
retrouver un juste équilibre dans la relation parents/enfants et redonner sa place à chacun.

************* Stop au tout tout de suite

Inculquez-lui la notion d’attente

«  Quand on a tout tout de suite, on n’a plus le temps de penser. Un enfant qui reçoit
immédiatement la petite voiture rouge qu’il a repéré à la caisse du supermarché n’aura même pas
eu le temps de savoir s’il en avait vraiment envie. Du coup, il ne faut pas s’étonner qu’il la laisse
de côté aussitôt arrivé à la maison… »

« Dès l’âge de 18 mois, on peut inculquer au bébé la notion d’attente. En commençant, par
exemple, par faire chauffer tranquillement son repas au lieu de se précipiter pour lui donner un
biscuit, de peur qu’il ne s’impatiente. On doit aider les enfants à accepter qu’ils ne peuvent pas tout
avoir, ni être tout pour l’autre. Aimer, ce n’est pas satisfaire toutes les requêtes, suppliques et
revendications. »

Laissez-le courir des risques

« Comment savoir que le feu est dangereux si l’on a jamais pu approcher une flamme ? L’enfant,
devenu le trésor de ses parents, est aujourd’hui surprotégé. On ne le laisse plus courir de risques.
A force, il n'osera plus croire en ses compétences. Par cette attitude, on le vulnérabilise et on
anesthésie sa faculté de penser. Il se sent alors dépossédé de son destin et devient, à ses yeux,
insignifiant.

 Je reçois de plus en plus de petits patients qui me disent être "un peu morts" ou "vouloir être
morts". Ce désir de mourir doit plutôt être entendu comme un appel à la vie. Il doit cependant
alarmer car l’enfant signifie clairement sa difficulté à vivre l’existence qu’on lui propose. »

Faites vous obéir

« Enfant et parent peuvent avoir un statut d’égal à égal à condition que chacun ait sa place. Ce qui
ne partage pas, c’est l’autorité. Le parent a le devoir de transmettre la loi. Un enfant ne naît pas
raisonnable. Il doit pouvoir transgresser, s’opposer pour se construire et trouver sa voie. »

 « Les parents n’osent plus disputer ou punir leur enfant de peur de perdre son amour. Or, le conflit
permet de créer la rencontre et aide chacun à se positionner. Sans cadre, l’enfant grandit en pensant
qu’il est en droit et en devoir de construire lui-même sa façon d’être au monde. Ce qu’on appelle
l’individualisme. Cela le plonge dans une profonde solitude. Il agit en fonction de ce qu'il a imaginé,
et cela l’isole. Cela donne des enfants qui ont du mal à se faire des copains parce qu’ils ne
comprennent pas que ces derniers ne fassent pas exactement ce qu’ils veulent et finissent par se
fâcher. L’enfant doit s’adapter à la société et non le contraire. »

N’ayez pas peur de punir

« Beaucoup de parents pensent qu’expliquer à son enfant ses erreurs suffit. Mais il y a un danger à
ne faire que parler. Le langage n’a de sens que s’il correspond à des actes qui le confirment.

Le mettre au coin s’il a fait une bêtise l’aide à emmagasiner l’information, à comprendre la limite.
Et c’est finalement beaucoup moins destructeur que des reproches incessants comme : « Tu me
déçois. Tu n’écoutes jamais ce que je dis ».

Laissez les pères prendre leur place

« J’observe 2 cas de figures. Des pères effacés qui n’osent plus rien faire car leurs femmes
interviennent trop. "Non ce n’est pas comme ça qu’il faut lui donner à manger",  "attention, il va
tomber dans la baignoire !" Ces femmes doivent absolument laisser l’homme prendre sa place
même si elles ont du mal à lâcher. Voir leur père dans cette position de soumission ne donne pas
un bon exemple aux petits garçons.

Je rencontre aussi beaucoup d’hommes qui n’osent plus exercer leur autorité. C’est déstabilisant
pour les enfants de se retrouver face à des papas qui ne jouent pas leur rôle éducatif. 

Il est par ailleurs primordial pour le père d’assumer le rôle de "tiers séparateur". C’est-à-dire de
s’interposer entre la mère et l’enfant pour autoriser l’enfant à se décoller, et prendre son envol. La
peur de frustrer un enfant ne l’aide pas à tenir compte de l’autre. Cela lui jouera des tours dans son
rapport aux autres… »

Redonnez-lui le sens de l’effort

Il faut arrêter de leur mettre la pression. Je vois des parents d’enfant de 3 ans qui s’émerveillent
parce qu’il sait déjà reconnaître des voyelles ou qui submergent leur progéniture de jeux éducatifs.
L’enfant devient en quelque sorte un faire-valoir pour les parents et cultive alors la pensée qu’il
doit être le meilleur.

Cela donne des enfants qui ne jouent plus au foot mais « s’entraînent », qui ne supportent pas de
perdre, de se tromper… Pour calmer l’angoisse de l’échec, il faut tenter de reconnecter l’enfant à la
réalité. En lui disant par exemple : "C’est comme de marcher, ça ne s’apprend pas du jour au
lendemain" ou "Tu y arriveras un jour".

Les signes qui doivent alerter

Certains comportements sont le signe d’un malaise chez l’enfant :

 - Les colères noires impossibles à calmer.

- Vers 3-4 ans, l’incapacité de faire quelque chose seul, sans être sous le regard des adultes.

- Les troubles du sommeil : l’enfant qui a trop de pouvoir au cours de la journée a du mal à
trouver le sommeil, car dormir c’est perdre leur contrôle.

- La difficulté à se faire des amis vers 5-6 ans.

- Une inquiétude constante manifestée quand les parents s’absentent.

- L’apparition de TOC (Troubles obsessionnels compulsifs).

XVIII)************************* Ces mots qui font du mal

A la maison, certaines phrases font autant de dégâts que des coups. Les conseils du Dr Patrice
Huerre, psychiatre pour enfants et adolescents.

"Ton père n’est qu’un raté"

Pourquoi c’est dit : La mère exprime en réalité le grief qu’elle nourrit contre son ex-conjoint.
L’enfant reçoit une parole destinée à son père. « Le conflit conjugal se déplace sur l’enfant qui
reste présent. Il prend toujours cette parole pour lui, puisque c’est à lui que sa mère s’adresse. »
résume le Dr Huerre.

Quels dégâts sur l’enfant : Dire à un enfant que son père est un raté revient à lui promettre qu'il
connaîtra le même destin puisqu'il est son fils. Cette phrase a aussi pour effet de dévaloriser une
figure sur laquelle l’enfant s’appuie pour grandir. Il peut alors se demander ce qu’il va devenir sans
ce point d’appui, et peut éprouver toute une gamme de sentiments allant de la tristesse au
désespoir. Il peut aussi se refermer sur lui-même pour éviter de souffrir et cesser d’être réceptif
aux propos de sa mère.

Que dire à la place : Si le coup est déjà parti, mieux vaut revenir sur le sujet, par exemple en
reconnaissant qu’on a parlé sous l’impulsion de la colère. Il est essentiel de replacer l’enjeu au
niveau du couple, pour ne pas discréditer le conjoint en tant que parent. Dire "mon mari" au lieu de
"ton père" est salutaire. Parler du ressenti qu’on éprouve en tant que conjoint permet à l’enfant de
ne pas se sentir agressé, et le laisse libre d’avoir un autre point de vue. « conseille le Dr Huerre.

"Si tu n’obéis pas, je te laisse là et je m’en vais"

Pourquoi c’est dit : cette réflexion survient très fréquemment face à de jeunes enfants qui trainent
pour aller à l’école, ou rechignent à quitter la maison d’un copain pour rentrer chez eux. Pour le
parent, il s’agit d’une menace ultime, parce qu’il sait plus ou moins consciemment que l’abandon
est ce que redoute le plus l’enfant. S’exprime aussi un désir de « laisser tomber » l’enfant, tel que
tous les parents peuvent en éprouver les moments de lassitude ou d’énervement : inutile de vous
considérer comme un sadique qui s’ignore! Ces « désirs » sont heureusement sans conséquence
réelle.

Quels dégâts sur l’enfant : Tout dépend de la fréquence de la menace. Si le parent la lance
plusieurs fois par jour, l’enfant n’y accorde pas trop d’importance, parce qu’il la sait non
suivie d’effet. Le contexte compte aussi : l’enfant peut comprendre qu’à certains moments
d’énervement, des mots de trop soient lâchés. Le ton de la voix est aussi fondamental : s’il est
emporté mais chaleureux, par exemple, l’enfant ne prendra pas ces paroles au sérieux et fera bien
la part des choses entre la forme et le fond. «Plutôt qu’une menace isolée et sans conséquence
réelle, c’est plutôt l’accumulation de mouvements parentaux déstabilisants qui peuvent traumatiser
un enfant. » indique le Dr Huerre.

Que dire à la place : "J’ai parlé sous le coup de la colère, et je n’aurais pas du dire cela. On peut
penser des tas de choses, sans être obligé de les faire. La prochaine fois que je m’énerve,
j’essaierai de ne pas dire cela. C’est mieux." C’est l’occasion aussi pour l’enfant d’apprendre qu’il
existe des différences entre ce que l’on pense, ce que l’on dit et ce que l’on fait.

"Arrête de manger comme ça, tu vas devenir obèse"

Pourquoi c’est dit : exprimées par la mère, ces paroles reflètent ses préoccupations sur son propre
poids. En réalité, elle se parle à elle-même. En revanche, si ces paroles sont dites par le père,
elles révèlent un jugement négatif sur le physique de sa fille et sa capacité à devenir une femme
séduisante.

Quels dégâts sur l’enfant : ces paroles dites par un père peuvent avoir un impact profond et
dévastateur, surtout si elle est adolescente. « Des mots malheureux, même dits une seule fois,
peuvent avoir un grand impact s’il s’agit de quelqu’un qui compte – parent, petit ami, meilleure
copine. Certaines jeunes filles peuvent démarrer une anorexie à la suite d’un stimulant comme
celui-là. « prévient Patrice Huerre.

Que dire à la place : Si le mal est fait, il est indispensable de revenir après coup en s’excusant.
"Je suis désolé, j’étais énervé, je me fais du souci pour toi et n’ai pas réussi à te le dire
convenablement, je voudrais que tu te plaises à toi, voilà comment on pourrait faire…" Si la jeune
fille prend du poids, il appartient aux parents de bien de la conseiller non pas en dessinant un avenir
sombre, mais en rappelant certaines règles diététiques.

"Un mot de plus et tu prends une raclée"

Pourquoi c’est dit : souvent l’énervement vient d’une contrariété subie dans la journée, et que l’on
reporte le soir venu à la maison. « Tu va prendre une raclée » est aussi une de ces phrases toutes
faites, entendues mille fois et qui peuvent facilement venir à l’esprit. Sans forcément entraîner de
passage à l’acte.

Quels dégâts sur l’enfant : là encore, tout dépend de la fréquence de ce type de menace, et de quel
effet elle est suivie. Vous le prévenez que s’il passe les bornes, il recevra une claque sur les
fesses ? Rien de bien terrible à cela, si le châtiment reste mesuré, n’est pas administré pour faire
mal, et que l’enfant avait été prévenu. Bien différents sont les tapes qui pleuvent à tout moment,
ou pire – les coups sur le visage, ou administrés avec un outil comme un baton… Il s’agit alors de
violences physiques inacceptables.

Que faire à la place : Claques et fessées, même à l’état de menace, ne constituent pas la meilleure
manière de faire. Mieux vaut bifurquer vers une autre solution, en disant par exemple : "je te
propose qu’on se sépare un peu, tu vas dans ta chambre, je vais prendre l’air 5 minutes." Ou
prévenir l’enfant, en disant par exemple "ce soir, je ne suis pas à prendre avec des pincettes, alors
ne m’énerve pas." Etre adulte, c’est prévenir la violence en se mettant à distance pour adopter une
attitude plus responsable.

"Tu es insupportable, tu es nul"

Pourquoi c’est dit : c’est le mot qui fuse quand l’enfant revient avec un bulletin scolaire décevant,
ou qu’il abandonne la dixième activité sportive qu’il avait commencée. Le parent le dit de manière
involontaire parce qu’il est inquiet, déçu et se défend de la situation par une attaque. C’est l’une
des violences psychologiques les courantes, presque banales, et que les parents commettent sans
en mesurer les conséquences.

Quels dégâts sur l’enfant : l’enfant qui entend « tu es nul » le prend au mot. « C’est extrèmement
violent car cela revient à qualifier la personne. Utiliser le verbe "être" porte atteinte à l’identité de
la personne frappée. Ces violences touchent énormément les enfants, alors qu’ils cherchent un
soutien pour construire leur identité. S’ils l’entendent souvent, ou bien à des moments-charnière où
ils auraient besoin d'aide, ces remarques peuvent vraiment entamer la confiance en soi.

Que dire à la place : lorsque vous voulez émettre une critique négative, remplacez toujours "être"
par "avoir". Cela revient à mettre en question un comportement ou un résultat, et pas la personne.
Surtout corrigez le tir si le coup est parti trop vite : "Tes résultats sont mauvais" n’a rien à voir
avec "tu es mauvais" : l’enfant n’est pas blessé et peut admettre sans difficulté la vérité. Tout en
se ménageant la possibilité de progresser.

XIX)************************* Quand les écrans envahissent le quotidien des enfants…

Internet, télévision, console de jeux, Smartphone… Les enfants ont de plus en plus l’occasion de
passer du temps devant un écran. Le pédopsychiatre Michaël Larrar, auteur du livre « accros aux
écrans », répond à nos questions pour dédramatiser la place des écrans dans la vie de nos rejetons.

Pourquoi les enfants sont-ils fascinés par les écrans ?

Les écrans exercent une fascination aussi bien sur les enfants que sur les adultes. La télévision,
l’ordinateur et la console nous permettent de satisfaire nos pulsions sans bouger de notre canapé.
Les écrans sollicitent notre psychisme sans que l’on fournisse le moindre effort. On regarde une
comédie romantique si on a une pulsion affective, une comédie si l’on veut rire même seul… De
même, les enfants sont attirés par cet écran qui brille alors qu’ils restent totalement passifs.

Faut-il s’inquiéter si son enfant passe trop de temps devant la télévision ?

Il est tout à fait normal que les enfants soient fascinés par les écrans. Mais si la fascination est
trop grande, que l’enfant reste collé à l’ordinateur au détriment d’autres activités, les parents
doivent commencer à s’inquiéter. C’est peut-être le signe que l’enfant recherche, à travers le
virtuel, à fuir sa vie réelle.

De même, si l’enfant s’ennuie dès qu’il n’est pas devant un écran et qu’il ne trouve pas d’autres
occupations, les parents doivent intervenir et lui proposer des activités.

A partir de quel âge peut-on mettre un enfant devant un écran de télévision ?

La plupart des pédopsychiatres recommandent de ne pas mettre un enfant devant un écran avant
l’âge de 3 ans. Mais, personnellement, je pense qu’il n’est pas dramatique de laisser son petit
devant des dessins animés pendant 10 minutes lorsqu’on a besoin d’avoir les mains libres. Le tout
est de rester dans la nuance et de ne pas le laisser trop longtemps devant l’écran.

Je pense que le plus important est de surveiller les programmes que regardent les enfants et de
faire confiance aux signalétiques pour savoir si le programme est adapté à leur âge.

L’un des programmes les plus violents est le journal télévisé. Pourtant, c’est un programme que les
parents n’hésitent pas à regarder en famille. Or, les enfants ne possèdent pas le filtre qui permet
de prendre de la distance face aux images et aux événements qui sont montrés au JT. Ils ne
comprennent pas qu’il s’agit de situations exceptionnelles et éloignées de leur quotidien. Il faut donc
veiller à leur expliquer ce qu’ils voient ou, mieux, éviter de regarder le 20h avec eux.

Quels sont les dangers des écrans dans le développement des enfants ?

Les enfants se développent en jouant. Ils commencent par des jeux fonctionnels, puis des jeux
d’imitation pour faire comme les grands et enfin des jeux symboliques où ils mettent en scène leurs
angoisses. Ces différentes activités sont témoins d’un niveau d’évolution psychomoteur. Les
enfants doivent consacrer beaucoup de temps aux jeux pour faire des progrès dans leur
développement.

Or, la télévision est un processus passif. L’image s’impose à l’enfant et ce dernier ne fait pas
appel à son imagination pour essayer de comprendre une situation ou trouver des solutions à un
problème. Les écrans donnent aux enfants quelque chose de trop excitant sans que cela ne leur
demande le moindre effort.

Que penser des jeux ou des programmes éducatifs ?

Souvent, quand les parents achètent un DVD ou un CD, ils mettent en avant l’aspect éducatif du
programme. Or, c’est un leurre. Dans la plupart des cas, seulement 3% du contenu du programme
est éducatif. Les parents veulent se rassurer mais cela transmet surtout aux enfants l’idée que l’on
peut apprendre sans efforts. Ce n’est pas vrai, l’apprentissage ne peut pas être forcément ludique.

En revanche, les jeux éducatifs peuvent avoir un intérêt pour les enfants qui manquent de confiance
en eux et qui ont peur de décevoir la personne qui les corrige. Ils peuvent ainsi échapper à une
pression extérieure.

Faut-il avoir peur de la violence de certains jeux vidéo ?

Clairement, non. On a projeté toutes les failles de la société sur les jeux vidéo. C’est très insultant
pour les gens de penser que leur vie est tellement vide que les jeux remplissent leur vision du réel…
Idem pour les enfants qui sont tout à fait capables de faire la différence entre le réel et le virtuel. 
Les jeux vidéo peuvent même avoir un intérêt et cadrer les pulsions agressives des plus jeunes.
Cela permet aux enfants d’exorciser leur penchant sadique naturel.

XX)*************************** Faut-il interdire les écrans aux enfants ?

Le psychiatre Serge Tisseron et le philosophe Bernard Stiegler tentent de répondre à cette question
dans un livre commun. L’objectif de cet essai est d’aider les parents à comprendre et encadrer les
pratiques des enfants. Serge Tisseron nous donne son sentiment sur l’influence des écrans sur les
plus jeunes.

A partir de quel âge peut-on autoriser un enfant à regarder la télévision ou aller sur Internet ?

Il faut respecter la règle des « 3, 6, 9, 12 ». Cette règle donne un cadre aux parents pour aider les
enfants à appréhender l’usage des écrans. Il ne faut donc jamais mettre un enfant de moins de 3 ans
devant un écran car cela peut être nuisible à son développement.

A partir de 6 ans, l’enfant peut regarder la télévision environ 1 heure par jour mais sans excéder
cette durée car le temps passé devant la télévision empêche l’enfant d’avoir d’autres activités plus créatrices. 6 ans, c’est aussi
l’âge à partir duquel on peut commencer à donner une console aux enfants.

A partir de 9 ans, l’enfant peut commencer à surfer sur Internet mais sous la surveillance d’un
adulte.

Enfin, à 12 ans, l’enfant peut accéder seul à Internet mais les parents doivent toujours établir un
dialogue avec lui sur ses pratiques sur le web.

Comment « contrôler » ce que regardent les enfants à la télé ou sur Internet ?

La surveillance continue des activités de l’enfant ne sont pas la seule solution. Il faut aussi
apprendre à le responsabiliser. A partir d’un certain âge, il est difficile de vérifier le contenu de
chaque site visité par son enfant ou les films qu’il regarde en DVD.

C’est pourquoi il est important pour les parents d’apprendre à parler avec leurs enfants de ce qu’ils
regardent sur les écrans.

En effet, il est naturel pour les parents de poser des questions à leurs enfants quand ces derniers
reviennent de leur cours de sport : As-tu gagné ? Qu’est-ce que tu as appris de nouveau
aujourd’hui ?

Il faudrait avoir le même genre de discussions avec les enfants après qu’ils aient passé du temps
devant l’ordinateur et la télévision.

La dépendance des jeunes aux écran est-elle un problème de santé publique ?

Il faut cesser de parler d’addiction aux écrans en ce qui concerne les enfants. Chez l’ adulte, la
dépendance aux jeux (particulièrement d’argent) existe mais elle est très souvent liée à des troubles
psychiques et à d’autres addictions telles que la drogue ou l’alcool. En revanche, chez les enfants,
le jeu excessif est davantage un moyen de vivre sa crise d’adolescence. Il s’agit d’une passion qui
peut parfois prendre de la place mais qui n’a rien de pathologique. Il ne sert à rien de prendre des
mesures sanitaires si on ne traite pas avant tout les raisons qui poussent un enfant ou un
adolescent à s’enfermer devant un écran plutôt que de sortir avec ses copains. Il faut donc
dédramatiser ce problème qui reste à la marge.

XXI)************************** Internet : Protégez vos enfants

L’association Action Innocence nous conseille pour apprendre à nos enfants à bien se servir
d’Internet. Cet outil inquiète les parents. Pourtant, il faut qu’il s’y fassent car Internet est
aujourd’hui le loisir n°1 des enfants. S’il est inutile de le diaboliser, quelques mesures sont
cependant à prendre pour protéger vos enfants des dérives de la toile.
 
Les humiliations sur Internet
Découvrez les derniers spots de communication de l’association Action Innocence. L’accent est mis
sur les humiliations que peuvent subir les plus jeunes à causes de messages insultants postés sur
leur profil Facebook ou leur blog.

Quotidiennement, de nombreux enfants sont involontairement confrontés à des images ou des
contenus préjudiciables pour eux, ou contactés à leur insu par des personnes mal intentionnées, des
pédophiles en recherche de rencontre dans les forums de discussion fréquentés par les enfants.
C’est pourquoi il est très important de veiller à ce que les enfants soient informés des risques qu’ils
peuvent rencontrer sur la toile.

L’impact des images choquantes sur Internet
Un enfant peut facilement tomber sur des images violentes ou choquantes en faisant des recherches
sur Internet.

************ Le Happy Slapping

Le happy slapping désigne le fait de donner une claque à une personne en la filmant afin de diffuser
cette image dégradante.

XXII)************************** Un enfant, ça change quoi ?

L’arrivée d’un bébé dans un couple est source de bonheur mais révèle parfois aussi
de vieilles angoisses. Les explications de Dr Bernard Geberowicz, psychiatre et
thérapeute familial.

A) "Il s’occupe plus des enfants que de moi"

On pourrait tout aussi bien dire : "J’ai l’impression qu’il a choisi son ordinateur ou
son boulot…"

La peur d’être délaissée au profit de quelqu’un ou de quelque chose d’autre est une peur
projective. Autrement dit, une partie de nous connaît et expérimente ce sentiment :
comme nous avons peur parfois de préférer nos enfants à notre partenaire, nous
imaginons logiquement qu’il en va de même pour lui. Balayer ces craintes d’un revers
de la main sous prétexte qu’elles seraient trop puériles ne sert à rien.

En revanche, sonder ses motivations serait une démarche nettement plus utile :
"Est-ce qu’il m’arrive parfois de préférer mes enfants, à quels moments, à quoi ça
me fait penser, est-ce que ma mère ou mon père préféraient l’un de mes frères et
sœurs, etc." Toutes ces questions sont indispensables pour tenter de revenir à ce qui
nous conduit à penser cela et à le ressentir. Ne négligez pas, non plus, la réalité de
cette inquiétude. Elle peut s’appuyer sur des faits de la vie quotidienne.

Si vous avez l’impression de ne plus trouver votre place, il faut en parler sans
demander à votre partenaire de choisir, ce qui ne permettrait guère d’avancer. Et ne
pas oublier de vous s’interroger : "Qu’est-ce que je pourrais mettre en place pour
que ce soit différent ?" Il faut davantage se faire confiance pour résoudre cette
difficulté et surtout faire confiance à la relation.

B) "Maintenant que je suis maman, je ne vais plus l’intéresser"

C’est une crainte très répandue chez les mamans de jeunes enfants. L’arrivée d’un
bébé impose des remaniements, des bouleversements. Mais il est essentiel de rappeler
qu’ils sont temporaires. Sauf à espérer redevenir "comme avant"… Ça c’est
impossible, chacun a changé.

L’ambition à nourrir est de retrouver des moments non pas "comme avant" mais des
moments "à ". La spontanéité n’existe plus beaucoup : un resto, ce soir, pour discuter,
c’est difficile à mettre sur pied sans le planifier. Mais pas impossible. Pour se
rassurer, on peut signaler à son mari qu’on est toujours féminine et pas uniquement
la mère de son enfant. Sans oublier de réconforter son partenaire : il est toujours un
homme pour nous et pas uniquement un père, aussi attendrissant soit-il.

C) "Et s’il disparaissait ?"

A l’arrivée de bébé, cette question se pose souvent. On (re)découvre le poids des
responsabilités et s’effondre le fantasme d’immortalité. L’enfant vient le rappeler et
c’est angoissant. "Maintenant que nous avons un enfant, je suis obligée d’être là et si
son père venait à disparaître comment ferions-nous ?"

Cette peur archaïque, souvent fugace, est contrôlable. Si elle devait persister, il ne
faut pas hésiter à en parler à un professionnel. Cacher ses angoisses profondes ne les
fait pas disparaître. Bien au contraire.

D) "J’ai peur qu’il n’assure pas"

Nous aimerions toutes que notre compagnon de vie soit sérieux, responsable,
prévenant, charmant, et tout le reste. Cette inquiétude de voir l’être cher "ne pas
assurer" révèle nos attentes.

Si vous espérez quelque chose de votre partenaire sans l’en informer, la déception
risque d’être grande. Autant lui en faire part pour vite savoir si nos attentes sont
réalistes et si elles peuvent être partagées. Les garder pour soi, c’est tendre un piège
à soi et à l’autre.

Mais demander de l’aide n’est pas si simple. Le dimanche matin, par exemple, vous
aimeriez que votre mari prenne un peu le relais ; mieux vaut alors le lui dire. Parce
que s’il part systématiquement faire du vélo, vous risquez de trouver ça douloureux.
Comment pourrait-il deviner votre déception, s’il estime que faire de la bicyclette à
ce moment-là est essentiel pour sa santé ?

Ensuite, il faut avoir assez de souplesse pour ne pas exiger et imposer sa façon de
faire. Au risque de s’entendre dire (avec plus ou moins de bonne foi) : "Tu n’es jamais
contente, quand tu me demandes de faire ceci ou cela, ce n’est jamais bien, alors
j’arrête de le faire !" Permettez à l’autre d’agir à sa façon.

XXIII)***************** Les allergies alimentaires des enfants

Le nombre d’enfants allergiques à un ou plusieurs aliments a doublé en moins de 20
ans. Parmi les aliments les plus allergènes, on peut citer le lait, les œufs et
l’arachide. Apprenez à identifier les allergies de votre enfant.

L’allergie au lait
L’allergie aux protéines du lait de vache peut apparaître dès les 1ers jours de la vie
ou dans les 1ères semaines car le lait est le 1er aliment ingéré par le nourrisson. Elle
est responsable de 12% des allergies alimentaires en pédiatrie.
 
Le plus souvent, le diagnostic est évoqué chez un nourrisson allaité qui présente une
urticaire aiguë au moment du sevrage.

Les manifestations cliniques sont principalement gastro-intestinales (50%), cutanées
(10 à 40%) ou respiratoires (20 à 30%).

Si le diagnostic d’allergie aux protéines du lait est confirmé chez votre enfant,
l’éviction du lait sera différente selon son âge et son alimentation au moment du
diagnostic.

-Si vous allaitez, la poursuite de l’allaitement ne pose pas de problèmes mais votre
propre régime alimentaire devra exclure le lait et tous les produits laitiers (yaourts,
beurre, crème fraîche…) car on estime que 20% des protéines de lait que vous
ingérez passe directement ans le lait maternel.

-En cas de biberon de complément introduit, il vous faudra utiliser un lait sans
protéines de lait appelé « hydrolysat ».

 -Si votre bébé boit un lait maternisé, il faudra le remplacer immédiatement par un
hydrolysat. Ce biberon pourra être épaissi si votre bébé présente un reflux-gastro-
oesophagien.

En cas de régime sans lait, il faut supprimer tous les produits ayant la mention
suivante : lait, protéines de lait, lacto-protéines, caséines, protéines du lactosérum,
caséinates, lactabumine, lactose, margarine, crème, caramel, beurre, lait maigre,
petit lait, poudre de lait, yaourt.

L’allergie à l’œuf
L’œuf est responsable de 35% des allergies alimentaires chez les plus jeunes. Il est
très présent dans les produits alimentaires industriels en tant qu’ingrédient mais
aussi additif, ainsi que dans certains produits cosmétiques, médicaments et même
certains vaccins. Les principales protéines allergènes se trouvent dans le blanc de
l’œuf.

Les manifestations d’allergie peuvent être cutanées (urticaire, eczéma), respiratoire
(asthme), ou encore générale (œdème de Quincke, choc anaphylactique). Les enfants
guérissent généralement vers 4 ou 5 ans.

Le régime sans œufs comprend la suppression de tous les produits portant les
mentions suivantes : œuf, blanc d’œuf, jaune d’œuf, protéines de l’œuf, protéines
animales, ovalbumine, ovotransferrine, ovomucoïde, ovomucine, lysosyme ou E1105,
lécithine d’œuf ou E 3222, lécithine, albumine, livétine, mayonnaise, meringue.

Préparation pour remplacer les œufs :

Mélanger 1 cuillère à café de maïzena, 1 cuillère à café de bicarbonate de sodium et
10 cl d’eau. Mélanger avec un fouet pour obtenir un mélange mousseux.

Cette dose permet de remplacer 2 œufs.

L’allergie à l’arachide
Cette plante légumineuse peut être consommée sous différentes formes : cacahuètes
grillées ou non, huile, beurre, additifs… Elle est présente dans de nombreux produits
industriels et constitue un allergène masqué. De plus, le rôtissage de l’arachide
augmente son allergénicité par rapport à l’arachide consommée bouillie ou crue.

Le régime sans arachide comprend l’éviction des aliments suivants : cacahuète,
arachide grillée, salée, beurre de cacahuète, fruits secs non précisés.

En revanche, en Europe, l’huile d’arachide est suffisamment raffinée pour ne contenir
que très peu de protéines allergisantes.

Pourquoi devient-on allergique ?
On distingue principalement 3 types de réactions allergiques :

-Des signes gastro-intestinaux : nausées, vomissement, diarrhée, constipation,
coliques…

-Des signes dermatologiques : urticaire, eczéma, œdème, prurit…

-Des signes respiratoires : éternuements, asthme, sifflements, toux…

Pour développer une allergie, il faut réunir deux conditions préalables :

-Un contact ou une exposition répétée avec un aliment appelé allergène, reconnu
par l’organisme comme un intrus, un agresseur.

-Un bagage héréditaire propice. Le risque de développer une allergie chez l’enfant
est très dépendante des antécédents familiaux.


XXIV)************************ Rhume des foins, comment le soulager ?

Dès que les champs fleurissent, votre enfant pleure et mouche sans arrêt. La faute
aux pollens en suspension dans l’air qui sont inhalés à chaque respiration. Comment
l’aider ? Les conseils du Dr Pierrick Hordé, allergologue.

Le problème

L’allergie aux pollens touche 10 à 15 % des enfants. Malheureusement, une faible proportion est diagnostiquée et prise en charge. L’idée que cette maladie passe avec le temps est encore ancrée dans les esprits.
 
Qui ça perturbe ?
 Votre enfant. Eternuer, moucher sans arrêt le fatigue et l’empêche de s’adonner à ses activités préférées.
Vous. Vous n’aimez pas le voir dans cet état. Vous redoutez que cette allergie n’évolue en asthme.
 
AU CAS PAR CAS, LA SOLUTION

Il a le nez congestionné

Votre enfant éternue sans arrêt, souvent dès le réveil. Son nez coule fréquemment,
irritant sa gorge.

Ce qu’il faut faire. Rincez-lui le nez régulièrement avec du sérum physiologique.

Au quotidien, évitez les pollens au maximum. Par exemple, aérez sa chambre de
préférence le matin, c’est le moment de la journée où ils sont le moins nombreux.

Au moment du bain, rincez-lui les cheveux afin d’éviter aux pollens accumulés
pendant la journée de se déposer sur l’oreiller et de déclencher des irritations
nocturnes.

Ses yeux sont irrités

A la rhinite s’associe souvent une conjonctivite. Votre enfant a les yeux qui le
démangent et larmoient en permanence. Il a l’impression désagréable d’avoir du sable
dans chaque œil.

Ce qu’il faut faire. Empêchez-le de se frotter les yeux lors de l’apparition des
démangeaisons. A chaque sortie, faites-lui porter un chapeau et des lunettes de soleil
pour le soulager. Evitez la piscine, car le chlore a l’inconvénient d’aggraver tous les
phénomènes inflammatoires.

Si la gêne est très importante, le médecin vous conseillera sans doute des gouttes
ophtalmologiques.

Il tousse beaucoup

Selon l’endroit où la réaction allergique se produit, elle peut toucher successivement
ou simultanément le nez, les yeux ou les bronches. Votre enfant peut souffrir d’une
toux sèche, avoir la sensation d’être oppressé, montrer des signes d’essoufflement.

Parfois, les bronches, irritées par les pollens, peuvent réagir de façon exagérée à
d’autres agressions, comme le tabac, les parfums, la pollution.

Ce qu’il faut faire. Pendant la saison des pollens, évitez les activités en plein air et
les pique-niques sur l’herbe. Préférez les sorties au bord de la mer.

Si votre enfant a du mal à respirer, le médecin lui prescrira des antihistaminiques.
En cas de besoin, il pourra vous orienter vers un allergologue afin d’envisager une
désensibilisation. Pour un maximum d’efficacité, elle est à commencer de préférence
au cours des derniers mois de l’année et doit s’étaler sur 3 ans environ. Plus votre
enfant est désensibilisé précocement (dès 4-5 ans, c’est possible), plus vous avez de
chances qu’il ne développe pas un asthme plus tard.

XXV)************ Conjonctivite : comment la reconnaître ?

Votre enfant a toujours les yeux qui coulent, vous le retrouvez certains matins avec
les yeux tout collés… Il s'agit peut-être d'une conjonctivite. Il se peut aussi
simplement que le canal lacrymal soit bouché.

Le problème
Son œil pleure en permanence et vous ne savez pas comment venir à bout de toutes
ces larmes.
 
Qui ça perturbe ?
Votre enfant. Votre tout-petit ne souffre pas, il est juste incommodé lorsque ses cils
restent collés. Parfois, ses yeux peuvent le gratter un peu.
Vous. Vous avez beau nettoyer ses petits yeux brillants régulièrement avec un peu
de sérum physiologique ou de collyre, les larmes ou les sécrétions réapparaissent
aussitôt. Voir votre enfant ouvrir difficilement les yeux vous inquiète.
 
La conjonctivite allergique
Le moindre rhume fait couler des larmes claires sur les joues de votre bébé et ses 2
yeux sont rouges : il s'agit d'une conjonctivite allergique. Bien souvent, ce
larmoiement bilatéral accompagne un problème respiratoire et votre bébé tousse,
éternue ou a le nez bouché. La conjonctive, fine membrane qui recouvre l'œil, est
particulièrement sensible à un allergène (acariens, poils d'animaux, pollen,
poussières...) et les crises peuvent être à répétition.

Ce qu'il faut faire. L'ophtalmologiste va adapter le traitement à celui prescrit par le
pédiatre pour guérir les symptômes respiratoires. Vous pourrez nettoyer les yeux
avec des gouttes antiseptiques et le soulager en début de crise avec un corticoïde
local.
 
La conjonctivite infectieuse
Seul un œil coule, mais la sécrétion est purulente et l'œil est bien rouge. Au niveau
de l'angle interne de l'œil, une petite boule de pus peut même se former et ses yeux
rester collés le matin... Votre enfant a peut-être attrapé une bactérie et développé
une conjonctivite infectieuse.

Ce qu'il faut faire. Pour identifier le germe responsable de l'infection,
l'ophtalmologiste va prescrire un prélèvement bactériologique du pus. Les collyres
antibiotiques traitent rapidement ces conjonctivites. Parfois, une pommade
ophtalmique est recommandée la nuit.

Rien à voir avec une conjonctivite : son canal lacrymal est bouché

C'est la situation la plus fréquente. Egalement appelée sténose ou « imperforation
congénitale du canal lacrymal », cette petite malformation est généralement décelée
assez tôt après la naissance. La plupart du temps, le problème se résout sans
intervention.

Ce qu'il faut faire. Dans un 1er temps, le spécialiste conseille de masser le coin
intérieur de l'œil matin, midi et soir en appliquant des gouttes antiseptiques. Pensez
également à nettoyer le nez avec du sérum physiologique. Lorsque le problème
persiste, l'ophtalmologiste va « sonder » le canal sous anesthésie locale et lever
l'obstacle qui l'obstrue. Le geste est impressionnant, mais rapide et anodin. Dans
95 % des cas, cela suffit pour régler le problème.
Si les larmes persistent après un second sondage, le médecin installe, sous anesthésie
générale, une petite sonde en silicone qu'il laissera en place pendant 2 mois pour
drainer la région et éviter que le canal ne se rebouche.

XXVI)****************** Le sérum phy, ça sert à quoi ?

Utilisé pour nettoyer le nez ou les yeux de votre tout-petit, le sérum physiologique
fait partie des incontournables de la puériculture. Mode d'emploi à l'usage des papas.

C’est quoi ?
Le sérum physiologique, ou soluté physiologique, est une solution saline, composée de
chlorure de sodium à 9 g/l et d’eau purifiée. Il est utilisé pour nettoyer les yeux et le
nez des bébés et des enfants, puisque les tout-petits ne savent pas se moucher.

Lequel choisir ?
Il existe plusieurs marques de sérum physiologique et différentes présentations (en
spray, en unidoses…), mais quel que soit le lieu où vous l’achetez, la composition du
produit est la même.
 
Comment l’utiliser ?
Pour la toilette du nez, faites une mèche avec un morceau de coton imprégné de
sérum. Allongez votre bébé et nettoyez chaque narine (sans enfoncer).

Si votre enfant est enrhumé, pressez sur la dose introduite dans la narine (votre bébé
assis et tête droite). Essuyez avec un mouchoir propre.
La toilette des paupières et du nez doit être quotidienne.
Nettoyez un nez encombré 3 fois par jour.

Quelles précautions ?
Attention, tout flacon entamé doit être utilisé dans les 24 heures. N’utilisez pas le
même flacon pour les yeux et pour le nez.

XXVII)*********************** La toilette de bébé

Tout propre après le bain ? Presque ! Visage, yeux, nez, oreilles… doivent à leur
tour être nettoyés en douceur. Comment faire ? Daniel et son petit Enzo, 3 mois, vous
montrent les bons gestes.

Avant de commencer

Rassemblez tout le matériel dont vous allez avoir besoin :
*********du coton
*********des compresses stériles
*********une brosse à cheveux
*********de la vaseline
*********de l’eau minérale tiède ou un brumisateur
*********de la crème hydratante ou de l’huile d’amande douce
*********du sérum physiologique (liquide dont la composition est proche de celle
des larmes) en dosettes
*********des petits ciseaux à bouts ronds (il en existe avec une fente sur une des
lames pour placer l’ongle sans se tromper)

1. Son visage
 
Une fois votre tout-petit habillé et confortablement installé sur le dos, vous pouvez
faire la toilette de son visage en passant tout doucement sur sa figure un coton
imbibé d’eau tiède ou d’eau provenant d’un brumisateur.

2. Ses yeux
 
Les yeux de votre nourrisson demandent toute votre attention. De fines sécrétions
viennent se loger au coin des paupières. Pour les nettoyer, passez délicatement sur
ses paupières une compresse stérile humidifiée avec un brumisateur ou du sérum
physiologique en allant de l’angle interne de l’œil vers l’angle externe.
Essuyez avec un mouchoir en papier si le liquide coule sur ses petites joues. Changez de compresse pour l’autre œil.

3. Son nez
 
Les minuscules poils de ses narines repoussent naturellement les poussières et les
mucosités, surtout quand votre bébé éternue. Pourtant, de petites croûtes peuvent se
former à la naissance de son nez et le gêner pour respirer.

Roulez un morceau de coton entre vos doigts de façon à faire une petite mèche et?
imbibez-la de sérum physiologique. Caressez le contour intérieur des narines en
tournant, afin de détacher les petits corps étrangers. Attention, n’enfoncez pas le
coton trop loin et changez-le pour chaque narine.

Si votre bébé a le nez un peu pris, renouvelez l’opération avant ses repas, pour qu’il
puisse bien respirer en tétant.

4. Ses oreilles
 
Imbibez une petite mèche en coton d’eau ou de sérum physiologique. La tête de votre
bébé doit être tournée sur le côté. Pour attirer son attention, placez un jouet ou une
boîte à musique sur le matelas.

Commencez par nettoyer les plis derrière l'oreille. Changez de coton et nettoyez
délicatement le pavillon, sans enfoncer la mèche : le conduit interne de l’oreille est
fragile et fonctionne par auto-nettoiement, c’est-à-dire que ses petits poils poussent
la cire au-dehors. L’usage de la mèche, comme celle du coton-tige, y est inutile et
même dangereux.

La peau derrière l’oreille se fendille parfois. Dans ce cas, appliquez un peu de
vaseline

5. Le cuir chevelu
 
Des croûtes de lait peuvent apparaître sous son duvet : c’est un enduit de sébum qui
se forme assez souvent sur le cuir chevelu des nourrissons, du fait de la transpiration
particulièrement abondante lors des tétées. N’essayez pas de les retirer à la main,
elles doivent tomber d’elles-mêmes.

Passez délicatement sur le crâne de votre bébé un peu de crème hydratante ou un
coton imbibé d’huile d’amande douce. Le lendemain, les croûtes seront ramollies et se
détacheront toutes seules avec un petit shampoing.

6. Les ongles
 
Commencez à lui couper les ongles vers 1 mois, quand vous les trouvez longs et qu’ils
sont bien décollés de la chair du doigt.

Installez votre bébé sur vos genoux, son dos calé contre vous. D’une main, vous lui
tenez les doigts et de l’autre, vous lui coupez les ongles.

Pour le distraire, pensez à lui chanter une chanson. Et s’il n’est pas trop agité,
passez aux pieds. Coupez les ongles au carré, pas trop courts avec des ciseaux pour bébé (à bouts ronds).

Nettoyez les lames avec une solution antiseptique.
Si votre bébé bouge trop, profitez de sa sieste, mais vous prenez néanmoins le risque
de le réveiller !
 
7. Un bébé tout propre

Après toutes ces aventures, un gros câlin s’impose ! Avant de l’habiller, profitez de
ce moment d’intimité pour lui parler, le rassurer, bien au chaud au creux de vos bras.
Félicitez-le pour sa grande patience et sa participation…

XXVIII)************ Les bons gestes pour habiller bébé

Pas facile d'habiller un petit diable qui gigote ! Encolure, manches… comment faire
pour que ça ne coince pas ?

Avant de commencer
 
Pour habiller votre bébé, prenez soin de réunir tous ses vêtements du jour à portée
de main. Installez votre bébé confortablement sur le dos, face à vous.

L’astuce de notre papa pour attirer son attention ? Chanter (vous pouvez aussi
suspendre un mobile au-dessus de la table à langer).

Surtout, ne laissez jamais votre tout-petit seul sur sa table. Gardez toujours une main
sur lui, il pourrait se retourner et tomber.
 
1. Une étape délicate, l'encolure du body

Pour passer la tête rapidement, retroussez le body et élargissez le plus possible
l’encolure avec vos mains.

Soulevez légèrement la nuque de votre bébé, passez le body derrière la tête puis
faites-le glisser vers les épaules.

2. Après la tête, les manches
 
Une autre paire de manches, l'habillage ?
 
La tête de votre bébé est passée en douceur.?Maintenant, saisissez l’une des manches
du body, retroussez-la et glissez-y vos doigts.

Avec votre main libre, accompagnez la main de votre bébé vers l’ouverture. Il suffit
de prendre sa main dans la vôtre et de dérouler la manche sur son bras.

Au moment de passer à l’autre bras, un jeu : « Où est ta main que je l’attrape ? Hop,
la voilà ! ».

3. Ajustement du body
 
Et hop, par ici les pieds !

Tirez le body sur le ventre et le dos de votre bébé jusqu’en bas de la couche.

D’une main, soulevez ses chevilles, de l’autre tirez la partie arrière du body vers
vous.

Fermez le body grâce aux boutons-pressions à l’entrejambe en prenant soin de ne pas
pincer la peau de votre bébé.

Dernière étape, vérifiez que rien ne gêne les mouvements de votre tout-petit
(n’hésitez pas à acheter des bodies d’une taille au-dessus, c’est plus confortable et
ça dure plus longtemps).

4. Une… puis deux chaussettes
 
Une opération délicate ! Les minuscules orteils bougent tout le temps… On se
concentre.

Opération délicate pour les doigts de pieds agités de bébé !

Elargissez l’ouverture de la chaussette avec vos doigts puis, en maintenant le pied de
votre bébé en douceur, enfilez la chaussette jusqu’au bout.

Il suffit d’ajuster avant de passer à l’autre pied.

Malicieux, votre bébé prendra un malin plaisir à attraper ses pieds et à tirer sur ses
chaussettes. Rires en cascade garantis !

5. Par ici le pantalon
 
Le pantalon, fastoche ! Avec les chaussettes, plus de risque d'accrocher un orteil.
 
Elargissez l’ouverture de la jambe au niveau du pied en y passant votre main, puis saisissez le pied de votre bébé et déroulez la jambe du pantalon jusqu’à son genou.
Même opération pour l’autre jambe.

Soulevez ensuite légèrement les fesses de votre bébé en le tenant d’une main par les
chevilles pour glisser le pantalon jusqu’à la taille.?

Un petit ajustement et le voilà bien à l’aise.
 
XXIX)***** Problèmes respiratoires Et s'il avait de l'asthme ?

Il a souvent du mal à reprendre son souffle après une course, il est allergique à la
poussière, il tousse régulièrement la nuit... Tout semble indiquer qu'il est asthmatique.

Comment ça se manifeste ?
Il tousse souvent au milieu de la nuit. Sa quinte est sèche, associée à des sifflements
qui ne proviennent pas d'un nez bouché mais plutôt de ses poumons. Il a du mal à
expirer.

Il tousse aussi après ou pendant un effort, tel que jouer à la balle ou faire la course
avec ses copains.

Il attrape tous les virus qui traînent à l'école. Vous ne comptez plus les grippes, les
bronchites ou les rhumes.

Au printemps, ses yeux rougissent, il éternue en rafale et son nez coule en permanence.
Il rencontre les mêmes symptômes dans une pièce humide et poussiéreuse (grenier,
cave...) ou en présence d'un chat.

Qu'est-ce que ça signifie ?
L'apparition des symptômes évoqués ci-dessus doit vous alerter s'ils présentent un
caractère répétitif.

L'asthme est la maladie chronique la plus fréquente chez l'enfant. Elle s'illustre par
des épisodes aigus de gêne respiratoire. Les bronches rétrécissent avec une
inflammation des muqueuses.

L'asthme touche les enfants de tous âges. Chez les tout-petits de moins de 3 ans, il
est souvent lié à des infections virales. Par exemple, au-delà de trois à  épisodes de
bronchiolite durant l'hiver, il faut évoquer un diagnostic d'asthme. Après 3 ans, 60 %
d'entre eux vont guérir mais 40 % des asthmes vont persister en développant un
aspect allergique.

Au-delà de 3 ans, il s'agit souvent d'asthmes allergiques (acariens, pollens, etc.). Si
votre enfant n'est pas pris en charge correctement, le problème peut devenir très
inflammatoire et perdurer à l'âge adulte.

Faites le point avec le spécialiste

Parlez-en à votre pédiatre ou à votre médecin. L'asthme est multifactoriel. Il est
important de diagnostiquer au plus tôt de quel type d'asthme souffre votre enfant.

Préparez l'entretien. Précisez le terrain allergique familial. 95 % des asthmes ont
pour origine un terrain allergique héréditaire. Il va prédisposer de la sévérité et de
la persistance de l'asthme. Attention, seule la famille nucléaire (père, mère, fratrie)
compte.

Pointez les facteurs aggravants. Les éléments allergisants (acariens, moisissures,
pollens ou poils d'animaux...), les infections virales à répétition, le tabagisme passif
ou encore une exposition à la pollution peuvent déclencher les crises.

Déterminez le vécu de votre enfant. La naissance prématurée est un facteur de
risque, surtout en cas de pathologies néo-natales respiratoires. Certes, tout n'est pas
psychologique, mais des événements difficiles peuvent aussi provoquer des crises.

Comment soigner l'asthme
Traitez son environnement. L'objectif principal est l'éviction des éléments allergisants
à l'origine de 3 crises sur 4. Contre les acariens, placez une literie synthétique avec
une housse antiacariens, aérez chaque jour votre appartement. Supprimez les
éventuelles moisissures.

Si votre enfant présente une allergie aux poils de chat, évitez tous contacts avec eux.
Ne fumez pas à l'intérieur de votre domicile. Vaccinez normalement votre enfant.

Participez activement au traitement. Il est important qu'il suive cor

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