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10/07/2008

Chèvres (les besoins)

Besoins

L’exercice et le contact avec leurs congénères sont essentiels pour les chèvres.

Les chèvres aiment bouger et explorer en détail la chèvrerie et le pâturage. Si elles ont besoin de vivre en troupeau, elles aiment avoir une certaine indépendance et s'isoler un peu.

Les animaux ont tous des besoins variés, qu'ils doivent avoir la possibilité de satisfaire dans une certaine mesure. On parle de comportement normal lorsque les besoins de l'animal sont satisfaits. Les bêtes en détention doivent elles aussi pouvoir adopter un comportement normal. Une détention adaptée sera propice à leur bien-être, à leur santé et à leur production.


Bouger

Les chèvres adorent gambader, sautiller par-dessus des obstacles et grimper. Le fait de bouger est excellent pour leur santé et leur fertilité.

Les chèvres ne doivent être gardées à l'attache que sur des couches. Si elles sont détenues à l'attache, elles doivent pouvoir s'ébattre en liberté régulièrement - pendant 120 jours au moins à la belle saison, pendant 50 jours au moins pendant l'hiver. Ces moments doivent être documentés dans le journal des sorties.

En stabulation libre, les chèvres peuvent affirmer leur rang dans le groupe, découvrir leur environnement et se soigner - à l'étable, et encore mieux sur les pâturages ou dans la cour d'exercice.

Si les chèvres aiment bouger en compagnie de leurs congénères, elles ont également besoin d'une plage de solitude. Il faut donc leur ménager un espace qui leur donne la possibilité de s'isoler. Les surfaces surélevées dans l'étable sont donc particulièrement bienvenues.

Les sols sur lesquels évoluent ces bêtes doivent être antidérapants, afin qu'elles puissent bouger sans risque et user la corne de leurs sabots. Les sols perforés qui peuvent endommager ces derniers sont autorisés uniquement avec les chèvres adultes. Dans les nouvelles étables, les sols perforés sont interdits.

Transition: délais et réglementation

Si les chèvres sont gardées à l'attache, l'obligation de mouvement est obligatoire dès 2010.
Pour les nouvelles installations, la garde à l'attache est interdite.
Les exigences minimales sont applicables immédiatement pour les installations nouvelles ou rénovées, à compter de 2018 pour les autres installations.

Repos

Pour pouvoir se reposer, les chèvres ont besoin d’un endroit sec dans la chèvrerie comme au pâturage.

Conformément aux exigences minimales, les animaux ont besoin de suffisamment de place pour pouvoir s'allonger confortablement. Idéalement, les niches de repos devraient être surélevées à des hauteurs différentes. Les chèvres peuvent ainsi s'éviter et sont moins agressives les unes envers les autres.

Pour ne pas souffrir du froid, les chèvres doivent disposer d'une aire de repos garnie de litière, à l'abri des courants d'air. Elle doit être propre et sèche. La stabulation libre à un ou deux compartiments avec litière profonde est particulièrement appropriée.

Les chèvres peuvent être gardées à l'extérieur. Elles ont toutefois besoin d'une protection en cas de chaleur ou de froid extrêmes et sont particulièrement sensibles à l'humidité. Par temps froid et pluvieux, elles ont besoin d'un abri comportant une aire de repos sèche et à l'abri du vent. L'abri doit pouvoir accueillir tout le troupeau, même les animaux de rang inférieur. En cas de forte chaleur, les animaux doivent pouvoir se réfugier, à l'ombre d'arbres ou d'abris naturels par exemple; si le pâturage ne comporte pas d'abri contre les intempéries, les chèvres doivent être rentrées à la chèvrerie en cas de températures extrêmes.

Transition: délais et règlementation

Exigences minimales: application immédiate pour les nouvelles installations; à compter de 2018 pour les autres.
Aire de repos recouverte de litière: application immédiate pour les nouvelles installations; à compter de 2010 pour les autres.
Garde à l'attache: la couche ne peut plus être perforée dès 2010.

Alimentation, eau, activité

Les chèvres ont besoin de quantités importantes de fourrage et d’eau, conditions de leur bonne santé et d’une production suffisante de lait et de viande.

Le fourrage joue un rôle essentiel pour les chèvres soumises à d'importantes exigences en matière de production. Les chèvres ont un palais délicat. Elles trient ce qu'on leur présente à manger. Il est normal qu'elles laissent des restes, qui sont à prendre en compte dans toute bonne performance de production. Il faut veiller à leur proposer en permanence une nourriture qui soit la plus variée possible.

Afin que les chèvres de rang inférieur aient également la possibilité d'accéder à la nourriture, il convient d'aménager correctement les mangeoires. Lorsque le fourrage est rationné, il est recommandé d'attacher les chèvres de manière ponctuelle, par exemple aux cornadis (ou stalles d'alimentation). Des paravents peuvent également permettre aux animaux de rang inférieur de manger en toute tranquillité.

Les chèvres doivent avoir accès à l'eau au moins deux fois par jour, le besoin en eau augmentant avec la température. L'eau doit être fraîche et propre. Les abreuvoirs accessibles de plusieurs côtés sont idéals.

Durant la période de croissance, les chevreaux de plus de deux semaines, qu'il s'agisse d'animaux d'élevage ou de cabris à l'engrais, ont besoin de foin ou de fourrage adapté.

Transition: délais et réglementation

Exigences minimales: application immédiate pour les nouvelles installations; à compter de 2018 pour les autres.

Mise bas

Les chèvres pleines doivent pouvoir mettre bas dans un endroit calme. Pour le chevreau, le contact avec la mère et les congénères est important. Il doit recevoir en outre suffisamment de colostrum (premier lait).

Les chèvres pleines et les chevreaux sont particulièrement sensibles aux conditions météorologiques extrêmes et au stress. Ils ont besoin en permanence d'aliments et d'eau. Pour obtenir de bonnes performances, un élevage doit nécessairement tenir compte de tous leurs besoins.

Peu avant la naissance, les chèvres s'éloignent du troupeau. La chèvrerie comportera de préférence un box séparé, qui doit cependant permettre un contact visuel avec les autres bêtes. Après la naissance, la mère nettoie son nouveau né en le léchant, un acte qui crée un lien essentiel entre elle et son petit, lorsque celui-ci vit à ses côtés. Tous les chevreaux doivent recevoir suffisamment de colostrum, indispensable à leur système immunitaire.

Les chevreaux tètent au moins 20 fois par jour leur mère. A l'âge de deux semaines, ils commencent également à absorber des aliments solides. Du foin ou du fourrage approprié doivent être mis à leur disposition. Pour pouvoir connaître un développement normal, les chevreaux ont besoin d'être en contact avec leurs congénères. Ils doivent donc être détenus en groupes jusqu'à l'âge de quatre mois dans la mesure où l'exploitation compte plus d'une chèvre.

La détention à l'air libre peut solliciter de manière excessive les forces des chèvres pleines et des nouveau-nés. Les troupeaux doivent alors être contrôlés deux fois par jour. En hiver, les chèvres doivent être mises en stabulation avant la naissance de leurs petits. Au cours des deux premières semaines après la naissance, elles doivent avoir accès à tout moment à la chèvrerie ou à un abri.

Sociabilité

Les chèvres sont très sociables. Il est donc essentiel qu’elles soient en contact avec leurs congénères et qu’elles disposent d’installations bien organisées.

La chèvre est un animal sociable. Les chèvres instaurent une hiérarchie au sein du troupeau en se livrant à des combats. Il est donc important que le groupe soit grand et que les animaux y soient intégrés avec prudence. La chèvrerie doit être configurée de manière à ce que les animaux de rang inférieur aient eux aussi la possibilité de se nourrir, de s'abreuver et de s'allonger. Détenir au sein d'un même troupeau des chèvres avec et sans cornes peut poser problème.

Les chèvres ont besoin de vivre au sein d'un groupe et d'avoir un contact au moins visuel avec leurs congénères. Jusqu'à l'âge de 4 mois, ils ne peuvent être détenus seuls (de manière isolée) que s'il n'y a aucun autre chevreau à la ferme.

Il est parfois nécessaire de détenir les chèvres pleines ou malades dans un box séparé. Cela peut également s'avérer utile pour les boucs, à des fins d'élevage. Dans tous les cas, les animaux doivent pouvoir voir leurs congénères.

Santé

Des conditions satisfaisantes de détention favorisent la bonne santé des bêtes. Les box devraient être conçus de manière à ce qu’elles puissent s’adonner à leur besoin de mouvement sans pour autant se blesser. Si, malgré ces conditions, elles tombent malades, elles doivent bénéficier des soins appropriés.

La bonne santé des chèvres repose essentiellement sur la qualité de leur détention. Les chèvres doivent non seulement disposer de suffisamment de nourriture et d'eau, mais aussi satisfaire leurs besoins d'exercice et de contacts sociaux. Il est démontré que ces conditions favorisent la bonne santé de l'animal et préviennent les maladies. Le climat de la chèvrerie joue également un rôle important. Les animaux doivent aussi bénéficier de suffisamment de lumière du jour, séjourner sur un sol propre et ne pas être exposés continuellement au bruit.

Les chèvres aimant particulièrement explorer leur territoire et grimper sur des hauteurs, elles ont besoin d'être détenues dans des installations limitant au maximum les risques de blessures. Le détenteur des animaux doit contrôler le plus souvent possible les installations (y compris les chaînes, les cordes et autres fixations) ainsi que les animaux afin de prévenir les dommages et de traiter à temps les maladies ou blessures. Un contrôle régulier, à savoir au moins une fois par jour, est également indispensable dans les pâturages.

Il faut apporter les soins nécessaires aux chèvres en détention, notamment à leurs sabots et à leur fourrure. En cas d'infestation, il est nécessaire d'administrer un vermifuge ou de procéder à une autre lutte antiparasitaire. De manière générale, les conditions de détention doivent éviter au maximum l'apparition de maladies. Si cela se produit tout de même, les chèvres doivent recevoir un traitement adapté, être isolées, voire abattues. En cas de doute, le vétérinaire doit intervenir.

Les détenteurs d'animaux doivent inscrire les médicaments administrés au journal des traitements. Le corps vétérinaire, à même de garantir la sécurité alimentaire après un traitement médical (délais d'attente), sait également comment procéder lorsque certaines maladies, comme l'arthrite encéphalite caprine (CAE), sont à déclarer auprès des autorités vétérinaires.

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