Avertir le modérateur

11/09/2008

La souris

Généralités

La souris ou souris commune (Mus musculus) est un petit rongeur de la famille des muridés et du genre Mus. Il existe une quarantaine d'espèces de ce genre.

Certaines races sont considérées comme domestiques. La souris est un rongeur assez craintif, mais une fois apprivoisée c'est un animal qui se montre très joueur et affectueux envers ses maîtres et ses camarades. Sa durée de vie est de un à deux ans (rarement plus).


Morphologie

Le corps de la souris, couvert de poils, est séparé en trois parties :

La tête porte la bouche et les organes sensoriels pairs (olfactifs, visuels, auditifs).

Le tronc auquel se rattachent 2 paires de membres.

La queue, située au-delà de l'anus.

La tête séparée du tronc par un cou bien marqué.

Les narines externes s'ouvrent à la face ventrale du museau.

La bouche ventrale limitée par 2 lèvres.

Les yeux munis de paupières.

Les pavillons des oreilles.

Les vibrisses organes tactiles.


Le tronc :

Porte latéralement les 2 paires de membres, ventralement les mamelles et les orifices urinaire, génital et anal.

Les membres sont composés de 3 segments

Stylopode : bras ou cuisse

Zeugopode : avant-bras ou jambe

Autopode : main ou pied

Mus musculus

La main possède 4 doigts bien développés, terminés par des griffes, le pouce étant atrophié. On peut observer 3 callosités interdigitalles et deux callosités basales.

Le pied possède 5 doigts, bien développés et terminés par des griffes. Aux points d'appui se sont développées des callosités dont la disposition est spécifique.

Les mamelles

La souris possède 5 paires de mamelles :

3 axillo-pectales ou pectorales

2 inguinales ou pelviennes


Les orifices urinaire, génital et anal

Chez la femelle :

L'urètre s'ouvre en avant du vagin au sommet d'une papille urinaire. Le vagin s'ouvre au niveau de la vulve. L'anus est séparé de la vulve par un court périnée.

Chez le mâle :

Les orifices urinaire et génital sont confondus à l'extrémité du pénis, normalement caché dans un repli cutané, le prépuce. Les testicules
normalement intraabdominaux peuvent descendre chacun dans un diverticule de la cavité abdominale recouvert d'un sac cutané, le scrotum. L'anus est localisé à la base de la queue.

La queue :

Aussi longue que le tronc et la tête. Recouverte d'écailles cornées épidermiques disposées en anneaux entre lesquelles s'insèrent quelques poils courts.

Alimentation :

Son régime alimentaire est omnivore à tendance granivore. Elle consomme moins de 5 grammes de nourriture par jour. Dans le commerce on trouve des mélanges adaptés à ses besoins ; ils sont composés de différents mélanges de graines, de foin et de cendre brute. Les aliments que vous pouvez lui apporter en supplément aux aliments trouvés dans le commerce sont :

pain dur, viandes blanches pour un apport en protéines auxquelles il convient de préférer un apport de graines riches comme celles de tournesol ou encore de petits insectes vivants comme des larves de ténébrions (vers de farines), légumes à donner avec modération car attention à la diarrhée et qui sont à retirer le plus vite possible car la souris aura tendance à en mettre une partie en réserve dans un coin de sa cage : si elle venait à manger un légume alors qu'il est en décomposition, cela pourrait entraîner des dérangements intestinaux sévères. Les agrumes et la laitue sont à proscrire ainsi que tous les produits contenant des alcaloïdes, de la théobromine ou une acidité en excès. Il faut veiller à ce que
l'alimentation des souris ne soit pas trop riche en graisses (par exemple il est préférable de ne pas leur donner des cacahuètes, du fromage ni trop de graines de tournesol). Elles sont très friandes de ces aliments, mais les souris sont prédisposées à l'obésité et au diabète, comme les êtres humains.

Mode de vie :

Deux souris sans distinction de sexe cohabiteront sans aucun problème tant qu'elles sont issues de la même portée.

Par contre, si vous voulez intégrer une nouvelle condisciple à une souris déjà installée la mission sera plus complexe en effet la souris est un animal territorial autant que social. De ce fait une souris mâle risque de ne jamais accepter un nouvel arrivant dans sa cage si celui-ci est du même sexe, contrairement une femelle sera beaucoup plus facilement reçue.

Pour une femelle l'arrivée sera moins délicate quoi qu'elle demande beaucoup de douceur, et de respecter une procédure d'acclimatation.

Ainsi il est préférable d'accoler la cage du nouvel arrivant à celle de l'autochtone pour que chacun s'habitue à l'autre. Ensuite en terrain neutre,
l'on peut tenter une première rencontre sous haute surveillance, après plusieurs rencontres l'installation peut être tentée après que la cage qui va les accueillir aie été lavée et désinfectée pour éliminer toutes les odeurs de l'ancien propriétaire. De plus, contrairement à ce que l'on pourrait croire une souris ne sent vraiment pas mauvais ! Il suffit de changer la cage régulièrement et aucune odeur désagréable ne pourra se créer.

Reproduction :

Période de reproduction : toute l'année Maturité sexuelle : 5 à 6 semaines
Nombre de portées par an : 5 à 15
Durée de gestation : 18 à 21 jours
Nombre de petits par portée : entre 5 et 12 petits maximum 18

La souris peut entamer une nouvelle gestation toute les six semaines. Les souriceaux à la naissance sont aveugles et glabres, ils se nourrissent du lait de leur mère pendant environ 2-3 semaines.

Prédateurs :

Les prédateurs de la souris sont les chats, les chiens, les serpents, les éperviers, les hiboux, les belettes, les opossums, les marmottes, les
ratons-laveurs, les renard et bien d'autre encore. La souris a beaucoup de prédateurs parce que c'est une proie facile à attaquer et très petite.


QUELQUES ESPECES :

Une souris domestique

Mus musculus (souris domestique)

Apodemus agrarius (souris rousse)

Micromys minutus (souris naine ou rat des moissons)

Apodemus sylvaticus (mulot ou souris des bois)

Mus crociduroides (souris de Sumatra)


Utilisation

Outre son utilisation comme animal de compagnie, la souris a été et continue à être beaucoup utilisée comme organisme modèle en biologie, que ce soit en génétique, en embryologie, en oncologie, en pharmacologie ou en toxicologie.

Elle a en effet plusieurs avantages tel que le cycle de vie court, un élevage facile et de faible coût, une faible taille, le fait que cela soit un mammifère avec un génome proche de celui de l'homme, le nombre important d'études déjà réalisées sur elle ou une natalité importante. La souris "nude" a un système immunitaire déficient, ce qui permet aux tumeurs humaines de pousser sur ces souris quand elles sont greffées. L'avantage de ce modèle est que les tumeurs sont très pures (non contaminées par des cellules normales) et que de nombreux traitements, parfaitement standardisés peuvent être essayés. En génétique, les généticiens ont créé de très nombreuses lignées de souris transgéniques, qui
sont un outil très précieux pour leurs recherches. Une structure américaine, le Jackson Laboratory, possède toutes les lignées de souris transgéniques existantes.

En toxicologie, des indicateurs, comme la DL50 qui est un indicateur de la toxicité aiguë, sont souvent déterminés sur la souris.

La souris transgénique

Il s'agit d'une souris dont le patrimoine génétique de ses cellules a été modifié artificiellement. La méthode la plus simple est d'injecter le segment d'ADN comportant le gène à étudier directement dans le noyau de l'oeuf fécondé. En cas de succès de l'opération, le gène est incorporé en un ou plusieurs exemplaires de façon aléatoire. Une méthode plus sophistiquée permet de modifier directement un gène, aboutissant à une souris KO ("knock-out" avec inactivation d'un gène) ou KI ("Knock-in") avec insertion d'un gène actif.

Le gène à insérer est mis en place dans un vecteur (plasmide ou virus, entouré de séquences ADN identiques à celui de la cellule normale à la position où on désire l'introduire. Ce gène est couplé avec un gène de sélection (résistance à un antibiotique ou production d'une protéine fluorescente par exemple) qui permettra de prouver la bonne intégration du premier dans le génome.

On fait pénétrer le vecteur porteur du gène dans une cellule embryonnaire.

On sélectionne alors les cellules ayant intégré le gène grâce à la propriété du gène de sélection. Ces cellules sont alors multipliées en culture et sont injectées dans un blastocèle de souris (cavité d'un embryon). Le tout est réimplanté dans l'utérus.

Des souriceaux mosaïque sont alors obtenus : une partie de ses cellules ont un patrimoine génétique normal et une autre partie un patrimoine modifié avec inclusion du gène étudié.

Le croisement répété de ces souris mosaïque aboutit dans un certain nombre de cas à des souris homozygotes dont toutes les cellules contiennent le gène modifié.

Les commentaires sont fermés.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu